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Le Cabri d’or vend des herbes et plantes séchées, bio et locales

L’artisan Alain Afzali propose des produits 100 % locaux, issus d’une agriculture responsable. Une entreprise basée non pas sur une maximisation des profits, mais sur le bien-être de ses clients.
Le Cabri d’or vend des herbes et plantes séchées, bio et locales
D.R. - Les produits sont vendus en vrac ou dans des sachets artisanaux en tissu réalisés par Atelier Jasmin, une association d’insertion.

Economie Publié le ,

Qui a dit que les échecs n’étaient pas constructifs ? Sûrement pas Alain Afzali. Cet artisan de 32 ans est convaincu du contraire : « J’ai beaucoup échoué dans ma vie. Mais ça m’a toujours fait du bien. J’ai beaucoup appris et je prends du plaisir à essayer de faire des choses utiles. »

Depuis 2020, après des années à parcourir le monde et effectuer toutes sortes de métiers, il a posé ses valises à Aix-en-Provence, près d’une partie de sa famille. Il y a un an, il s’est lancé dans une aventure très réfléchie en créant Le Cabri d’or. Un nom qui fait référence à une légende provençale dans laquelle une chèvre défend, protège et promeut un trésor.

Pollueur non payeur

Son trésor à lui, c’est la nature. Sa structure propose ainsi des herbes et plantes séchées certifiées biologiques et locales. Il se fournit auprès de coopératives agricoles de la région ou directement chez l’agriculteur.

« 90 % des herbes de Provence vendues ici ou là viennent de très loin car il ne s’agit pas d’une appellation d’origine contrôlée. Et bien sûr, les prix sont cassés. Je suis à l’antipode de ce système », annonce Alain Afzali.

Ses produits sont vendus en vrac ou dans des sachets artisanaux en tissu réalisés par Atelier Jasmin, une association d’insertion. Et pour boire ses infusions, il propose sur son site Internet des produits réalisés par un artisan céramiste d’Aubagne. Pour lui, pas de doute, « il est important de créer un cercle vertueux et de rompre l’individualisme face aux mastodontes de la grande distribution ».

Après une année d’activité, il n’est pas encore à l’équilibre. Il regrette notamment qu’« en France, ce n’est pas le pollueur qui paie mais celui qui veut bien faire les choses. Les labels bio coûtent du temps et de l’argent. »

Maîtriser les algorithmes

Pour le moment, il n’a pas de boutique physique mais un atelier. Ses produits sont vendus sur son site marchand. Il commence également à démarcher les Biocoop et autres magasins adeptes des produits locaux et bio. Et part à la rencontre de nouveaux partenaires. « La force des TPE, c’est le lien que nous pouvons créer avec d’autres professionnels, avec les clients. »

Il compte également sur la formation Instagram et Pinterest qu’il a réalisée auprès de la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur (CMAR Paca) pour améliorer sa visibilité sur la toile. « Elle m’a aidé à comprendre comment marchent les algorithmes de ces réseaux sociaux pour être plus efficace et adopter des bonnes pratiques. »

Retrouvez chaque semaine nos portraits d'artisans de la région, réalisés en partenariat avec la Chambre de métiers et de l'artisanat de région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
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