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Le Bunker des calanques, un tiers-lieu atypique

Rencontre avec les propriétaires de ce lieu marseillais singulier, perché sur une des calanques des Goudes. Ils en ouvrent désormais les portes, pour des événements triés sur le volet.
Le Bunker des calanques, un tiers-lieu atypique
A. Zilbermann - Caroline et Jean-Christophe ont décidé de faire vivre leur maison autrement, soit en la prêtant soit en la louant, mais toujours à des acteurs engagés

Economie Publié le ,

Nous sommes nombreux à l’avoir déjà vu en photo sur Instagram. Ce bunker blanc immaculé a de quoi séduire pour les tournages et les shootings, mais une fois le portail poussé, même si on croit le connaître, la surprise reste totale !

Il faut dire que ses quelque 120 m2 de terrasse, à pic sur les rochers, avec vue panoramique sur la Grande bleue, sont à couper le souffle. Jean-Christophe et Caroline nous y reçoivent en toute simplicité, pour un entretien à bâtons rompus sur leurs envies de projets collaboratifs.

L’arrivée aux Goudes

Ces deux natifs du Sud, lui d’Aix-en-Provence, elle de Marseille, sont bien conscients d’habiter un lieu privilégié. Leur confinement a eu des allures de retour intégral à la nature, avec les dauphins en contrebas et les oiseaux marins pour seuls compagnons.

C’est en 2006 que Jean-Christophe a le coup de cœur pour ce bunker. « J’habitais dans le centre-ville de Marseille et je voulais venir aux Goudes. J’ai eu la chance d’arriver au bon moment car ce lieu n’était pas encore en vente de façon officielle. Ça a été le bon timing. » Ce réalisateur de documentaire est alors souvent absent pour ses tournages et se ressource avec bonheur aux Goudes. Caroline arrive dans sa vie, puis leur fils et enfin le confinement qui bouleverse leurs habitudes.

Désormais, Jean-Christophe se consacre à des projets de documentaire au long cours et a stoppé ses aller-retours avec la capitale. « Moi aussi j’ai levé le pied à mon cabinet, nous explique Caroline, psychologue/sophrologue. Je n’y travaille plus que trois jours par semaine. » Et surtout, ils ont mûri durant cette année « spéciale » de jolis projets pour faire vivre leur « Bunker des calanques ».

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Privatisation autour de projets engagés

« Nous avons toujours aimé ouvrir la maison à nos amis et et leurs amis, faire en sorte que les gens se rencontrent, nous explique Jean-Christophe. Désormais, nous voulons aller plus loin, en soutenant des associations ou des entreprises, dont les projets nous parlent. » Comprenez des projets engagés en faveur de l’environnement ou de la personne. Dans ce cas-là, ils fonctionnent en mécénat de compétences et de lieux. « La consommation durable, la cause des femmes sont des causes auxquelles nous sommes sensible. Nous ouvrons aussi la maison à des actions qui favorisent les échanges entre pays méditerranéens », détaille Caroline. Concrètement, quand ils ont un coup de cœur, ils prêtent leur terrasse pour des shootings ou des événements.

Dans quelques jours, ils accueilleront les Earthship sisters, un accélérateur de leadership environnemental, pour une résidence de trois jours. La première résidence d’écriture documentaire organisée par Meditalents, une structure qui assiste les auteurs dans l’écriture de leur film, s’est aussi déroulée ici. En septembre, s’y tiendra un marché de créateurs. Pour la location plus « formelle », là aussi, c’est le cœur qui parle. « Nos hôtes savent qu’ils doivent choisir un traiteur qui travaille de façon durable. Nous avons aussi des contraintes sonores. Nous sommes dans le parc des Calanques. Donc pas question de faire monter les décibels », rajoute Jean-Christophe. La présidente de SOS Méditerranée a été accueillie il y a quelques semaines pour y donner une conférence. Nous avons bien compris qu’ici il n’est pas question de business, mais plutôt d’échanges vertueux.

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