AccueilOxygèneGilles Salfati l'avocat Marseillais qui pédale et plaide contre le cancer

Gilles Salfati l'avocat Marseillais qui pédale et plaide contre le cancer

L'avocat marseillais Gilles Salfati et Jean-Yves Chouraqui ont parcouru 3000 km à vélo, et récolté environ 7 000 € en faveur de la lutte contre le cancer. Partis de Dunkerque, les deux compères sont rentrés à Marseille au bout de 30 jours de périple.
Jean-Yves Salfati et Jean-Yves Chouraqui lors de leur traversée de Dunkerque à Marseille en vélo.
D. R. - Jean-Yves Salfati et Jean-Yves Chouraqui lors de leur traversée de Dunkerque à Marseille en vélo.

Oxygène Publié le ,

Ils ont pédalé contre le cancer. Avec leur maillot floqué du nom de leur défi, « Défendons la vie », l’avocat marseillais Gilles Salfati et son ami d’enfance Jean-Yves Chouraqui sont arrivés fin septembre à Marseille. Ils étaient partis de Dunkerque, à vélo, le 24 août. Trente jours aprés, ils ont parcouru 3 000 km, avec une moyenne de 100 km parcourus par jour. Ils pédalaient de 10 h à 19 h, à environ 15 km/h. Le pari de départ entre amis est devenu un périple sportif engagé; en faveur de la lutte contre le cancer. En effet, ils ont pédalé pourla Ligue contre le cancer 13 avec le soutien du Barreau de Marseille.

Etape à Saint-Brieuc et rencontre avec le Procureur et Madame la bâtonnière.

Une aventure à vélo

Le long de la route, ils se sont arrêtés pour faire grossir leur peloton. « On a pu organiser des rencontres avec des mairies, ou des magistrats dans des tribunaux, avec la presse aussi et bien entendu des bâtonniers et confrères. Nous avons aussi rencontré les acteurs des Ligues contre le cancer. Le bâtonnier de la ville étape faisait passer le message, bien que l’on ne savait pas toujours où on l’on serait le lendemain. Des confrères nous ont rejoint, des amis nous ont escortés, c’est passé très vite ! ». Ils ont arpenté les pistes cyclables du littoral français, au demeurant « très bien desservi » fait remarquer l’avocat spécialisé en droit des assurances. « En un mois à parcourir la France, j’ai vu plus de choses que six mois au Brésil » assure-t-il. « C’est le même pays, et pourtant, il y a une telle disparité de paysages, avec des étendues immenses… » poursuit-il entre un mélange d’émerveillement et d’étonnement.

Un avocat marseillais va pédaler contre le cancer

Douce France

« Les plages du débarquement en Normandie, les hommages aux disparus de la Voie de la Liberté sont particulièrement émouvants… Puis le canal de Brest à Nantes, la vélodicée jusqu’à Nantes, puis aux sables d’Olonne » ont ravis les deux cyclistes. « On est resté sur les pistes cyclables car c’était compliqué avec les vélos de rentrer dans les villes. Puis arrivé vers Nantes, on n’a finalement pas pu longer toutes les côtes car il y avait un véritable trafic routier de vélo » raconte Gilles Salfati.

Etape à Alés et rencontre avec le barreau

Sur les 3000 km, les deux amis ont pris le train une seule fois sur 150 km « car la dernière semaine était dure physiquement ». « Vers Figeac [Lot], on était en plein milieu de la nature et mon corps ne supportait plus, je voulais m’endormir dans les bois. Jean-Yves m’a convaincu que ce n’était pas possible de dormir ici, et qu’il restait seulement 20km… ». Une autre fois, en plein milieu « de la boue, de la gadoue et des vaches », son ami casse son rayon, « ce qui fut plutôt compliqué pour rouler… » explique-t-il. Au milieu de la pampa, miracle « un réparateur de vélo était à 4km de là ». « On a passé plein de bons moments » résume l’avocat.

Défendre la vie en la vivant

Une première aventure sportive « en sac à dos » pour les deux amis. Au début, ils prenaient le temps de déjeuner puis ont finalement opté pour un sandwich en bord de route : « cela dit, le soir, on profitait quand même d’une bonne literie… sans quoi il aurait sûrement été difficile de reprendre la route derrière ». « Mon ami, en rémission d’un cancer, était en vélo électrique, et moi en vélo de route traditionnel. Dans mon cas, la lenteur à laquelle on se déplace permet de dégager un côté contemplatif, comme en promenade, et cela change la mentalité. 8h seul sur son vélo, ça permet de prendre de la distance, de voir sa vie défilée et replacée ce qui est essentiel dans la vie » explique le soixantenaire. Il concède travailler désormais autrement, de penser à lui, jusqu’à réestimer son départ à la retraite, qu’il voyait dans 3-4 ans. « Passé 63 ans, cela m’a montré qu’il y a encore de belles années à vivre et il faut savoir faire autre chose, même avec des moyens limités » recommande-t-il. L’avocat cite finalement le sportif Kilian Jornet, dont il a vu le documentaire (Path to Everest, 2018), pour illustrer son nouveau paradigme : « on fait le moins de chose possible pour vivre le plus longtemps possible… alors que finalement on s’empêche de vivre ! ». Que l’on pourrait attribuer à une autre citation du sportif-alpiniste : « tout le monde existe... Mais vivre ? Chacun est-il capable de vivre vraiment ? ».

La cagnotte Défendons la vie est toujours ouverte. Elle sera intégralement reversée à la Ligue contre le cancer 13 qui redistribuera ensuite au service de cancérologie pédiatrique de la Timone.
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