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Laurence Bricteux : « Pas de stratégie de réseaux sociaux sans stratégie de contenus réfléchie »

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Laurence Bricteux : « Pas de stratégie de réseaux sociaux sans stratégie de contenus réfléchie »
D.R. - Laurence Bricteux, spécialiste du numérique et des réseaux sociaux

Qui n'a jamais tapé sur un moteur de recherche le nom d'un dirigeant d'entreprise pour y trouver son CV, détailler son parcours professionnel ou même le contacter ? Si les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés par les entreprises pour développer leur stratégie de communication, les décideurs sont également amenés à les adopter pour promouvoir leur image et celle de leur société. Laurence Bricteux (voir encadré), passionnée du numérique, secteur dans lequel elle travaille depuis de nombreuses années, décrypte le monde, parfois obscur, des réseaux sociaux et délivre les bons conseils à suivre pour s'y implanter efficacement.

Les Nouvelles Publications : Un dirigeant d'entreprise doit-il également être présent sur les réseaux sociaux ?
Laurence Bricteux : S'il en fait quelque chose, oui. Il n'y a rien de pire que de s'intéresser au dirigeant d'une entreprise dont on a entendu parler sur internet par exemple, d'aller voir son compte Twitter ou LinkedIn et de se rendre compte qu'il n'y a rien dessus, ou très peu d'informations, pas mises à jour.

Mais c'est plutôt une bonne idée d'y consacrer un peu de temps, en particulier pour ces deux réseaux qui proposent des comptes plutôt personnalisés. Pour LinkedIn, il faut veiller à ce que l'entreprise pour laquelle le dirigeant travaille ait également une page, renseignée et à jour, pas avec des infos qui remontent à 2012 comme c'est encore souvent le cas.

Sur Twitter, il faut quand même publier régulièrement. On peut retweeter ce que font les autres, ce qui nous intéresse, sans être obligé de créer du contenu personnel immédiatement. Il est important de faire attention à ce qu'on retweete, à l'image qu'on véhicule. Il faut toujours penser qu'à l'instant où on publie quelque chose sur Twitter, c'est public. Ça peut donner une personnalité si c'est bien fait mais ça demande une réflexion. Alors si on est vraiment fan de ce réseau, on peut avoir deux profils.

Selon une étude réalisée par Opinion Way, les dirigeants de PME sont très peu présents sur les réseaux sociaux. Pour quelles raisons selon vous ?
Parce qu'ils n'en voient pas l'intérêt. On a tous autour de nous des gens qui expliquent que « non, je n'ai pas de compte Facebook. Non je ne veux pas que mes données soient diffusées, je ne vois pas l'intérêt d'exposer sa vie privée… » Une PME avec un dirigeant de ce type-là ne va certainement pas mettre en place les moyens, l'énergie ou donner le temps à quelqu'un pour s'en occuper.

Une stratégie de réseaux sociaux, c'est quelque chose qui doit être adopté par l'entièreté de l'entreprise. Il faut qu'un maximum de personnes joue le jeu pour qu'il y ait justement des interactions, des contenus partagés et des idées. Une boîte est faite d'un groupe. C'est la même chose pour un réseau social.
Il y a peut-être aussi la peur de se dire : « je n'y connais rien, je ne vais pas être capable, c'est compliqué donc je ne me lance pas ». Nous avons réalisé un sondage, dans le cadre de Girls in Tech, pour savoir qui serait prêt à recevoir une formation pour les réseaux sociaux. Et à ma grande surprise, beaucoup de gens ne s'estiment pas capables de le faire, ou de ne pas bien comprendre, de ne pas être à jour, de ne pas avoir les compétences. Alors que sur le fond, il suffirait de peu de chose pour les rassurer. Ces différentes raisons représentent finalement beaucoup de gens.

Que faire alors quand on n'est pas à l'aise avec ces outils, mais qu'on a la volonté de les utiliser ?
Se faire aider. Il y a moyen d'apprendre seul. Mais, à moins d'avoir beaucoup de temps à y consacrer, ce qui est rarement le cas, on se fait aider. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne s'en occupera jamais. Aujourd'hui, les formations durent en moyenne 48 heures. En deux jours, on a moyen de faire déjà beaucoup. Si on a l'envie et la sensibilité, on va apprendre. Il suffit d'avoir un minimum de principes de base, et un peu de théorie : savoir coordonner les comptes, ne pas créer une page quand il fallait faire un groupe… Il y a des petites subtilités qui peuvent entraîner facilement des erreurs difficiles à rattraper. Facebook par exemple n'est pas totalement transparent et ouvert. Il faut pouvoir partir sur une base saine.

Ensuite il va falloir tester. On ne va pas y arriver du premier coup. Ce n‘est pas grave. On corrige au fil de l'eau. Et le bon community manager, pour ce type de structure plus frileuse, c'est justement celui qui va apprendre de ses erreurs.

Retrouvez la suite de cet article dans notre dossier consacré aux réseaux sociaux, dans le numéro 9888 des Nouvelles Publications (parution le 25/03/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos abonnements.

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Esther Griffe
Journaliste

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