AccueilEconomieLangage Sport propulse entreprises et sportifs vers les JO 2024

Langage Sport propulse entreprises et sportifs vers les JO 2024

Chefs d’entreprise, les Jeux olympiques et paralympiques 2024 vous font rêver ? Langage Sport vous propose de soutenir un athlète dans sa progression vers l’événement. Un modèle conçu sur-mesure pour gagner en performance ensemble !
François Mathieu de l’entreprise Radiatole à Vitrolles (construction métallique) soutient Rémy Taranto, déjà impliqué sur trois olympiades paralympiques, en aviron, et médaillé de bronze à Tokyo.
D.R. - François Mathieu de l’entreprise Radiatole à Vitrolles (construction métallique) soutient Rémy Taranto, déjà impliqué sur trois olympiades paralympiques, en aviron, et médaillé de bronze à Tokyo.

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« La vie d’un dirigeant d’entreprise est celle d’un sportif de haut niveau. Il doit s’entourer des meilleurs pour croître, se fixer des objectifs en France et à l’international, faire attention à sa santé, à sa nutrition… Il prend des risques, doit savoir gérer sa solitude, son image, son stress, ses doutes, parfois ses échecs. Or, il n’a pas l’occasion d’échanger avec des athlètes. Langage Sport veut nouer ce dialogue pour que le partage de leurs codes respectifs et de leurs expériences communes autoalimente, chez l’un et chez l’autre, la montée en performance », explique Pierre Distinguin, fondateur et dirigeant de Pulp Accelerator à Marseille, l’accélérateur de start-up du sport, du bien-être et des loisirs, à l’origine de ce dispositif de mécénat qui ne s’articule pas autour du seul aspect financier mais mise sur la relation humaine entre l’entrepreneur et le sportif qu’il décide de soutenir jusqu’aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024.

JO 2024 : à Marseille, le monde économique se mobilise

Une demi-douzaine de binômes a déjà été signée ou va l’être, mais le but est d’atteindre la vingtaine avant fin 2022. L’idée n’est pas de s’afficher en sponsor d’un sport où les ressources financières abondent mais d’investir sur un sportif aux chances avérées, aux yeux de professionnels et experts de sa discipline, d’être sélectionné pour les JO. Elle consiste à appuyer et suivre son parcours au plus près, en lui donnant les moyens (et la sérénité) de parfaire sa préparation tout en l’associant à la vie de sa société. Et ce, à coût optimisé, puisque le mécénat apporté est défiscalisé à 60 %. L’aide est attribuée au club du sportif choisi afin qu’il la lui reverse. Un moyen de pérenniser leur lien et leur progression sur la région.

Transfert mutuel de compétences

Pour mettre en place Langage Sport, Pierre Distinguin s’est démultiplié auprès des fédérations, des clubs, des conseillers techniques, des comités régionaux olympiques et sportifs… pour sourcer et identifier dans une trentaine de disciplines en manque traditionnel d’appuis (escalade, escrime, boxe, judo, pentathlon, tir à l’arc, break dance, aviron…), les profils les plus prometteurs. Parallèlement, il entame sa quête d’entrepreneurs régionaux susceptibles d’être intéressés par un engagement dans le sport, soit parce qu’ils sont sportifs eux-mêmes ou passionnés, soit parce que la démarche pourrait les séduire mais qu’ils ne savent pas comment s’y prendre. « Il faut une appétence pour le sport, mais aussi une connexion au territoire régional pour assurer une relation humaine de proximité. Au-delà du contrat de mécénat, fondé sur trois modèles à 10 000, 20 000 et 30 000 euros, chacun avec son offre de la plus light à la plus complète, le vrai enjeu repose sur le transfert mutuel de compétences et la belle histoire qui peut en découler pour eux », poursuit-il. Langage Sport s’est constitué une base de données de sportifs de haut niveau et peu soutenus, pour aider le chef d’entreprise à opérer son choix. Un coach supervise chaque binôme pour préparer, accompagner et rythmer efficacement les échanges et s’assurer que le contact s’approfondisse naturellement dans le temps. « Il est indispensable qu’ils communiquent entre eux pour que le rapprochement s’opère au-delà de l’intervention du coach et que s’instaure une complicité. Si ce n’est pas le cas, on peut adapter, changer de sportif ou réaménager en fonction des aléas de blessure ou de sélection », souligne Pierre Distinguin.

Etablir un bénéfice réciproque

Après une première découverte physique ou en visioconférence pour laisser chacun jauger son envie de s’impliquer, le programme décline divers temps d’animation au fil des mois et emplois du temps.

« Lors d’un tête-à-tête de trois heures, dirigeant et sportif viennent avec un objet fétiche pour entamer la discussion. Il s’agit de mettre tout à plat, points forts et points faibles, sans hiérarchie, pour apprendre à se connaître. Sur les sessions suivantes, l’entrepreneur est convié à prendre part à l’univers du sportif : entraînement, compétition… Nous voulons une vraie immersion. Le sportif vient aussi sur un événement de l’entreprise qui tient à cœur au dirigeant. Il faut qu’il apprécie à son tour comment se pilote la performance économique. En fonction du sport, des attentes de l’un et de l’autre, nous veillons à bâtir du sur-mesure. »

Enfin, une session rassemble tous les binômes en vue d’enrichir encore plus le partage d’expériences. Chaque étape est scrupuleusement débriefée. « Nous veillons à ce que sportif et dirigeant en tirent bien un bénéfice. Ce dernier reste d’ailleurs libre de faire plus que ce que nous proposons », insiste Pierre Distinguin. Pour lui, Langage Sport poursuit un équilibre : « Remettre sport et économie sur un même alignement ». Et à plus long terme contribuer à l’émergence d’un "club sportif du futur", moins dépendant des subventions publiques, « plus transverse, plus inclusif qui permette au sport de franchir un seuil », et au territoire d’accentuer son attractivité par les résultats que ses entreprises auront permis d’atteindre à travers les clubs et athlètes locaux.

Cinq binômes déjà en route vers les JO 2024

Ils font partie des pionniers de « Langage Sport ». Relais Vert, à Carpentras, grossiste en produits biologiques, s’est engagé, via son directeur général Jérémie Ginard, avec le cycliste poursuiteur Corentin Ermenault. François Mathieu de l’entreprise Radiatole à Vitrolles (construction métallique) soutient Rémy Taranto, déjà impliqué sur trois olympiades paralympiques, en aviron, et médaillé de bronze à Tokyo. Dirigée par Mathieu et Bastien Giovale, Ovinalp (solutions fertilisantes pour l’agriculture) appuie Emilien Maire, pentathlète et étudiant ingénieur. Les trois sont encadrés par Yohann Djerahian, coach professionnel. Serge de Senti (fondateur du groupe Oxytronic à Aubagne) a choisi de supporter l’escrimeuse de Gémenos, Anne Poupinet. Quant à Antoine Buat, dirigeant de Digdash, il apporte son appui au marathonien marseillais, Nicolas Navarro.

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