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La troisième édition du Smart port challenge est lancée

Les start-up ou PME innovantes intéressées pour relever l’un des neuf défis de ce concours de co-innovation ont jusqu’au 27 juin pour déposer leur dossier.
La troisième édition du Smart port challenge est lancée
K. Latour - Après une deuxième édition basée sur l’environnement, le challenge a cette année pour thématique « Un port dans son territoire ».

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Valorisation énergétique de la digue du Large, création d’un outil pour mettre en relation les jeunes, les formateurs et employeurs de la plateforme portuaire ou encore rendre plus efficaces et fiables les systèmes de verrouillages tels que les clés ou cadenas... Voici quelques-uns des neuf défis (voir encadré) proposés dans le cadre de la troisième édition du Smart port challenge. Ce concours de co-innovation, initié par la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille Provence, le Port de Marseille Fos et Aix-Marseille Université, associe des porteurs de défis (grands groupes et institutionnels) à des start-up ou PME innovantes pour la création de solutions afin de rendre le port plus intelligent.

Après une deuxième édition basée sur l’environnement, le challenge a cette année pour thématique « Un port dans son territoire ». « Nous voulons mettre en avant les retombées positives du port pour son territoire mais aussi le fait qu’un port ne peut se développer que si on travaille tous ensemble dans la même direction pour trouver comment avancer pour le bien-être économique et écologique », relève Stéphane Reiche, délégué général du Port de Marseille Fos.

Tremplin

Les candidats intéressés ont jusqu’au 27 juin pour déposer leur dossier sur le site du Smart port challenge. Les lauréats seront sélectionnés en juillet et entreront alors en phase de co-développement jusque mi-novembre. Durant ces quatre mois, les binômes seront accompagnés par Kedge business school, aussi bien individuellement que lors d’ateliers collectifs. Car l'objectif est que les innovations ne restent pas au stade de prototype mais qu'elles « grandissent et soient revendues. Ce challenge doit être un tremplin », souligne Stéphane Reiche. 

Le port n'exclut d'ailleurs pas la possibilité de s'engager en tant que business angel dans des start-up naissante,issues par exemple du Smart port challenge,avec des investissements pouvant aller jusquà 100 000 euros. « C'est aussi une caution que l'on donne dans l'intérêt de l'écosystème portuaire, dans un service ou un produit. » Cet investissement se fera-t-il via le Grand port maritime de Marseille en direct ou via une filiale, « c'est ce que nous allons décider dans les prochains mois », précise son délégué général.

Les neufs défis proposés par les partenaires du concours :

Valorisation énergétique de la digue du Large. Pour ce projet porté par EDF, le candidat devra avoir un regard technique, forcément, mais aussi économique et réglementaire.

Verdir le GNL et établir une filière méthane en cycle court est le défi lancé par la CMA CGM, dans le cadre de sa stratégie de décarbonation.

Veolia, nouveau venu dans la démarche, recherche quant à lui une start-up ou PME pour développer une solution de valorisation des déchets organiques (alimentaires) produits par les acteurs du port en circuit court. Connaître le fonctionnement portuaire et disposer d’un démonstrateur serait un plus.

Créer un calculateur et comparateur énergétique environnemental : tel est le défi lancé par Intexion.

NGE Connect, qui figure également parmi les nouveaux participants, souhaite développer un système de fermeture nomade et intelligent et recherche, dans ce cadre, une entreprise pour concevoir et fabriquer cet objet à vocation industrielle.

L’activité des Terrasses du port génère de nombreux déplacements (livreurs, commerçants, clients, prestataires). Hammerson, son propriétaire, souhaite donc co-développer une solution pour promouvoir des modes de déplacements doux.

Le Port de Marseille Fos et l’UMF (Union maritime et fluviale) portent comme défi la création d’une plateforme unique pour la mise en relation des jeunes, formateurs et employeurs. Une connaissance dans le recrutement serait une compétence appréciée.

La Ville de Marseille souhaite quant à elle développer un tourisme industriel et culturel avec par exemple la création d’un projet scénographique ou technologique.

Enfin, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, associé à Provence tourisme et au Club de la croisière, se demande comment faire revenir les visiteurs – et notamment les croisiéristes – après leur escale. L’objectif est d'identifier ceux intéressés et ensuite être en mesure de leur transmettre les informations adéquates, sans pour autant être agressif.

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