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La seconde levée de fonds au programme des Angels Café

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La seconde levée de fonds au programme des Angels Café
C. Dupuy - Au programme de la soirée Angels café : « Réaliser une seconde levée de fonds ? Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? »

Comme à chaque édition, les entrepreneurs ont répondu présent à l'invitation de Provence Business Angels qui a organisé, le 8 décembre à Marseille, le 14e Angels Café.

La 14e édition des Angels Café s’est déroulée dans le grand hall récemment rénové de la Société marseillaise de crédit (SMC) début décembre. L’événement, qui s’adresse aux patrons de start-up et plus généralement aux entrepreneurs, a planché le 8 décembre sur le thème : « Réaliser une seconde levée de fonds ? Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? ». L’association qui se focalise le plus souvent sur la phase d’amorçage, la première levée de fonds, a souhaité cette fois-ci donner quelques conseils sur l’étape d’après. « L’entreprise ne se trouve plus dans la même situation. Il y a des messages bien spécifiques qui doivent être communiqués aux entrepreneurs à l’occasion d’un second tour de table, afin que cette opération se déroule dans les meilleures conditions », insiste Jacques Meler, président de Provence Business Angels et vice-président de France Angels.

Alors que lors du premier tour de table, il convient de parler de coup de cœur entre l’investisseur (généralement un proche ou un business angel) et l’entrepreneur, la donne n’est plus la même lors du second tour de table.

« Quand le premier investisseur découvre la société, elle a rarement fait de chiffre d’affaires et le produit est en phase d’élaboration. C’est donc la rencontre entre un financier et un patron qui va faire la différence. Lors d’un second tour de table, la société a déjà franchi quelques étapes clés : elle a un chiffre d’affaires à montrer, un prévisionnel à respecter etc. », illustre Jacques Meler.

L’histoire est belle… ou pas

Pour faire simple, deux grands cas de figure existent. Le business plan est bien respecté et la société souhaite à nouveau lever des fonds pour grossir, aller à l’international ou financer de la R&D. « L’histoire est belle. L’entrepreneur est à la recherche d’un tiers. Il a tout intérêt à se focaliser sur le profil idéal : un fonds ? Un entrepreneur industriel ? » Autre situation possible, et c’est souvent le cas : la start-up est loin du business plan annoncé. « Elle est en retard sur son prévisionnel, elle n’a bientôt plus de cash. L’idée est de convaincre l’investisseur. Il faut donc être honnête. »

Autre conseil, formulé par Charles Jamet, directeur de mission chez Fidal :

« Tout d’abord, il ne faut pas se focaliser sur les aspects de valorisation. Ensuite, il faut définir, voire redéfinir, le projet d’entreprise. Et avoir une vision très claire du projet, de son évolution. Enfin, il est nécessaire d’être bien accompagné. C’est-à-dire d’avoir à ses côtés des intervenants, des conseils bienveillants. »

Dans tous les cas, il préconise une anticipation. « Pour nous, plus nous arrivons tôt et plus les choses sont et seront claires. »

Patricia Braun, associée In Extenso Innovation Croissance (Groupe Deloitte), interpelle quant à elle les chefs d’entreprise sur un sujet très sensible : « A quel moment allez-vous créer de la valeur ? Cette question intéresse au plus haut point les investisseurs. Il faut être en mesure d’anticiper les différentes phases de création de valeur. » Force est de constater que « la valorisation, il faut savoir la défendre, avancer les bons arguments ».

Place ensuite au témoignage d’Edgard Baudin, CEO* et cofondateur de Gamned, une entreprise en croissance qui propose une plate-forme de services centralisée d’achat d’espaces publicitaires sur Internet en temps réel. Son histoire est assez originale. L’entreprise, qui a été créée en 2009, réalise deux levées de fonds avant de rencontrer le groupe franco-brésilien LeadMedia en 2013. « Le courant passe bien et, pour gravir les échelons supérieurs, nous nous faisons racheter par cette société. Mais au bout de six mois, nous nous rendons compte que ce mariage n’est pas si beau, que nos avis divergent. » Sa solution ? Racheter sa société. « Il nous manquait de l’argent et il fallait faire vite. » A la mi-2015, plusieurs managers clés ont ainsi décidé de procéder au rachat du périmètre d’activité Gamned. Ce LBO** est un mix entre un investissement des managers clés, des salariés et des Business Angels - dont un pool d’investisseurs de Provence Business Angels.

* Chief executive officer.
** Leverage buy out c’est-à-dire achat à effet de levier, terme qui désigne un montage juridico-financier.




Esther Griffe
Journaliste

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