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La Rose à pois : une créatrice engagée

Cette artisane réalise à Arles des vêtements et des accessoires en textile uniques pour les femmes. Elle s'intéresse à leur bien-être mais aussi à la planète.
La Rose à pois : une créatrice engagée

Economie Publié le ,

« Pendant le confinement, j'ai dû arrêter deux jours seulement de travailler », précise Audrey Sigovic-Garcia, créatrice et gérante de La Rose à pois à Arles. Et pour cause, cette artisane, couturière à Arles, a réalisé et offert 750 masques pour le corps hospitalier, ses clientes, les visiteurs de son site Internet. « Dès que j'ai entendu les premiers appels des CHU*, je me suis dit que je pouvais, je devais être partie prenante. Mon premier don a été pour mon docteur ! »

Et pour bien faire les choses, elle a également souhaité s'adresser à ceux qui avaient les compétences pour en faire eux-mêmes : elle a ainsi réalisé un tuto pour détailler les différentes étapes de fabrication d'un masque et a donné des conseils en ligne. « J'avais suivi, il y a plusieurs mois, une formation via la Chambre de métiers et de l'artisanat Provence-Alpes-Côte d'Azur sur les réseaux sociaux, cela a pris tout son sens en cette période de confinement. »

Objectif zéro déchet textile

Audrey Sigovic-Garcia propose du prêt-à-porter femme et des accessoires en textile (sacs, bandeaux, ceintures, étuis à lunettes etc.), le tout en très petite série. « L'esprit de ma marque met en avant la féminité, le confort, le bien-être et la joie de vivre », résume cette artisane pétillante. Ses collections colorées mélangent un côté rétro et s'inspirent des voyages (Japon, Espagne…). Un style plein d'accents mais unique. Pour elle, pas de doute, « on ne peut pas faire la tête en portant mes vêtements ». Le plus beau compliment qu'on puisse lui faire à ce sujet ? « Ça me fait du bien de porter vos vêtements. »

Si Audrey Sigovic-Garcia exprime clairement son amour pour les autres, il en va de même pour la planète. « Je tente d'être en écoconception et je souhaite atteindre le zéro déchet textile. » Pour se faire, elle revalorise ses découpes, trouve des idées, se laisse inspirer… « Tous les jeudis, je me consacre à cela. Et ça fait du bien. »

* Centre hospitalier universitaire.

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