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La poésie du théâtre d’ombres de Coco d’en haut

Déjà dix ans que Laurence Villerot crée à Marseille des théâtres d’ombres. Sa marque Coco d’en haut entame cette année une douce évolution, nourrie de collaborations choisies.
La poésie du théâtre d’ombres de Coco d’en haut
D.R. - En plus du grand public, Laurence Villerot vend aussi ses théâtres d’ombres à des collectivités, qui animent des temps de partage avec les enfants.

Economie Publié le ,

Scénographe, Laurence Villerot évolue dans le monde merveilleux des marionnettes et du théâtre d’ombres. En 2012, elle crée à Marseille Coco d’en haut et livre son premier théâtre. En dix ans, le chiffre d'affaires de la créatrice est passé de 60 000 € à 180 000 €. « Mes produits 100 % français se retrouvent dans 200 points de vente indépendants en France », souligne-t-elle. Face à l’engouement des loisirs créatifs, sa gamme d’une vingtaine de produits aurait toute sa place dans des enseignes telles que Cultura ou la Fnac. Mais elle s’y refuse, quitte à freiner son développement. « Mes valeurs, mon éthique m’empêchent d’entrer dans ces magasins voire sur des plateformes comme Amazon. Je tiens à soutenir mes commerces indépendants. Si je signais avec des poids lourds, forcément, mes revendeurs ne seraient plus assez forts.»

Un parti pris plutôt rare dans un monde où la course au chiffre d’affaires reste la règle. Laurence Villerot continue donc en parallèle son métier de scénographe. « Pour pouvoir me salarier, il faudrait que mon chiffre d’affaires atteigne les 250 000 €. Cependant, j'ai désormais une salariée que j'appelle "mon double" car nous travaillons vraiment main dans la main, de la conception à la production. » La seule enseigne nationale dans laquelle elle souhaiterait être distribuée est Nature & Découvertes, « mais je n’ai jamais réussi à passer la dernière étape de sélection ».

De nouvelles collaborations

Le théâtre en papier "Eldorado"
issu de la collaboration avec le Sapeur papier.
(Crédit : Coco d'en haut)

Il y a un an, Laurence Villerot découvre qu’un ami à elle, Christophe Moisset, alias le Sapeur papier, fabrique pour son plaisir des théâtres d’ombres. « Lui aussi est scénographe. Nous nous connaissons depuis toujours. Lui demander d’imaginer une collaboration avec Coco d’en haut a été une évidence. »

Le style de Christophe Moisset s’accorde à merveille avec le concept de la marque. Il a réalisé pour elle trois théâtres, un autour de l’opéra, un autre inspiré d'Alice au pays des merveilles et un dernier, qui reprend l’imagerie mexicaine de la fête des morts.

D’autres collaboration sont d’ailleurs en cours, pour une mise en vente en septembre prochain. « Je vais éditer des livres-objets, en partenariat avec huit artistes peintres et illustrateurs, dont Christophe Moissey. Nous raconterons une histoire en 14 images. »

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