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parole d'expert La mesure du risque comme prérequis à tout type d'investissement

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La mesure du risque comme prérequis à tout type d'investissement
D.R. - Les marchés financiers sont par essence risqués. Plus on recherche du rendement, plus on doit accepter de prendre du risque.

Quelle que soit la décision conduisant à placer de l'argent avec comme objectif d'en obtenir un revenu et/ou à terme d'en dégager une plus-value, elle doit être précédée par une évaluation du risque.

Tout type d'investissement comporte des risques : risque de contrepartie, risque de liquidité, risque de marché, risque résultant d'une allocation d'actifs, risque propre à un actif donné.

L'investissement immobilier présente des risques spécifiques comme le non-paiement des loyers, la non-liquidité, la décote, la baisse des prix de marché, la vacance locative et bien d'autres. Ils doivent faire l'objet d'une analyse détaillée permettant d'établir un diagnostic précis qui pourra justifier l'investissement.

Le Private Equity est un type d'investissement décrit comme étant à haut risque. Il s'agit dans ce domaine de mesurer des risques propres à chacune des sociétés sélectionnées et pour ce faire de pouvoir réaliser une analyse financière complète. L'analyse est donc bien plus qualitative que quantitative.

Les marchés financiers sont par essence risqués. Plus on recherche du rendement, plus on doit accepter de prendre du risque. L'objectif d'un conseil en investissement financier est d'optimiser le rapport entre ces deux agrégats. Les mesures quantitatives du risque d'un portefeuille peuvent être établies « ex-ante » ou « a posteriori ». Les modèles financiers permettent au gérant de portefeuille d'appréhender les notions d'évaluation des actifs financiers, de diversification et de couple rendement/risque.

Parmi ces modèles, on peut citer la théorie moderne du portefeuille de Markowitz ayant pour objectif de sélectionner des titres selon la corrélation de leurs variations à celles du reste des actifs du portefeuille. Ce modèle est basé sur le principe de l'efficience des marchés et présuppose un monde constitué d'investisseurs rationnels et que la corrélation entre actifs d'un portefeuille soit stable. Ces hypothèses se révèlent illusoires.

Des modèles pour anticiper le niveau de risque

On peut citer d'autres modèles comme le Medaf (Modèle d'évaluation des actifs financiers). Il décrit la rentabilité de l'actif sélectionné comme étant la rentabilité sans risque à laquelle s'ajoute une prime de risque de marché pondérée par le bêta (rapport historique entre la volatilité de l'actif et celle du marché). Les théoriciens de la finance en ont développé d'autres comme l'APT (Arbitrage Pricing Theory) ou la finance comportementale. Tous ces modèles visent à anticiper le niveau de risque et le niveau de rentabilité escomptée.

L'utilisation d'outils de mesure du risque est systématique. Les indicateurs les plus connus et les plus utilisés sont les suivants :

  • La volatilité : c'est la base de la mesure du risque. Elle explicite les variations de cours d'un actif. Une volatilité élevée caractérise un actif risqué avec une espérance de gain ou un risque de perte élevé.
  • La variance calcule la probabilité que le cours de l'actif s'éloigne plus ou moins de sa moyenne et la covariance permet de mesurer le degré de liaison des fluctuations de deux actifs entre eux ou également d'un titre avec son indice. Une covariance positive démontre que deux actifs sont corrélés positivement et ne sont donc pas indépendants. La variance et la covariance permettent de calculer le coefficient de corrélation qui est déterminant pour la maîtrise du risque dans la construction d'un portefeuille financier.
  • La VAR (Value at Risk) s'impose aujourd'hui comme l'indicateur de risque de référence. La VAR représente la perte potentielle maximale d'un investisseur sur un actif ou un portefeuille d'actifs qui ne devrait être atteinte qu'avec une probabilité donnée sur un horizon donné. A titre d'exemple, la VAR 95 d'un actif est égale à - 3,5 %. Cela signifie que la performance hebdomadaire a été supérieure à 3,5 % dans 95 % des cas et inférieure dans 5 % des cas.

D'autres indicateurs permettent encore de conforter les précédents comme le Downside Risk (DSR) ou le bêta baissier.

Tous ces indicateurs doivent être analysés en comparaison et en évolution. On constate que l'étude du risque d'actifs de placement fait intervenir des facteurs quantitatifs et qualitatifs et nécessite l'intervention et le suivi de professionnels.




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