AccueilFinanceVoici les trois directions financières de l'année en Provence

Voici les trois directions financières de l'année en Provence

L’association des directeurs financiers et de contrôle de gestion de Provence (DFCG Provence) a organisé ses 11ème trophées, à Marseille. L’événement qui a réuni plus de 150 professionnels de la finance a mis en avant des projets éthiques et durables
Les lauréats et organisateurs des 11e Trophées finance et gestion de la DFCG Provence.
D. R. - Les lauréats et organisateurs des 11e Trophées finance et gestion de la DFCG Provence.

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Une soirée dédiée au rebond et à la résilience. Tel était le fil rouge de la onzième cérémonie des Trophées Finance et Gestion Provence organisée par la DFCG à Marseille, ce 15 novembre. Et pour cause, les trois années qui viennent de s’écouler n’ont pas été de tout repos pour les directions financières et de contrôle de gestion des entreprises de Provence. « Notre fonction ne cesse d’évoluer dans un environnement chahuté, rappelle Marie-Hélène Pebayle, présidente de la DFCG Provence, plus que jamais nous sommes des chefs d’orchestre qui accompagnent la stratégie de l’entreprise. La finance intervient au début du projet, à la fin mais aussi au cours de sa mise en place via un suivi des indicateurs ».

Cette cérémonie des trophées est l’occasion de mettre à l’honneur des belles entreprises de la région et de partager, avec la salle, des bonnes pratiques, des parcours, de l’expérience. L’occasion aussi de découvrir que la direction finance travaille de concert avec d’autres directions telles que les ressources humaines, l’informatique et bien sûr la direction générale. Et de constater que, dans un monde qui évolue, de nouveaux phénomènes viennent impacter les entreprises. « Il s’agit notamment du développement du big data, de l’intelligence artificielle mais aussi de la nécessaire prise en compte des facteurs climatiques et environnementaux dans les stratégies de développement des structures », résume la présidente de la DFCG Provence.

Un jury présidé par Kevin Polizzi

Sept candidats sont ainsi venus présenter leurs projets avec vidéo et questions réponses en appui pour que le public s’imprègne pleinement du sujet. A l'issue de la cérémonie, le jury 2022, présidé par Kevin Polizzi, président du groupe Unitel, a annoncé les trois projets primés. Un vote a également été organisé, au cours de la cérémonie, par le public, pour récompenser le projet le plus ambitieux. « Cette année les projets avaient beaucoup de lien avec les RH et la dimension sociétale des entreprises. La taille des entreprises qui ont candidaté était plus importante que les années précédentes. Et de nouveaux secteurs d’activité ont été primés », précise Marie-Hélène Pebayle.

Kevin Polizzi invité à remettre le prix Grande Entreprise. (Photo D. R.)

NGE reçoit le Prix du jury dans la catégorie Grande entreprise

Le projet de Jean-Sébastien Léoni, directeur général adjoint de NGE, intervient dans le cadre de la recomposition du capital de la société (quatrième groupe français de BTP) suite à la sortie d’un associé financier. Une opération qui a conduit NGE à refinancer l’intégralité de sa dette de 500 millions d’euros. Ce projet - qui a été mené en une année - a notamment permis le recours à un emprunt obligataire assorti de critères RSE. Concrètement cela signifie que NGE a un taux d’intérêt indexé sur l’atteinte ou non de ses objectifs RSE : baisse du taux de fréquence des accidents du travail sur les chantiers ; baisse des émissions de CO2 dans le cadre des accords de Paris de 4 % par an ; et faire progresser la mixité avec l’ambition d’augmenter de manière significative le nombre de femmes dans l’encadrement de chantier.

Pour Jean-Sébastien Léoni, pas de doute, « la RSE on en parle beaucoup. Nous en faisons depuis longtemps mais nous rajoutons clairement aujourd’hui une couche d’engagement puisque l’emprunt vient pénaliser notre taux d’intérêt si nous n’atteignons pas nos objectifs ». Un challenge de taille puisque « les objectifs sont tellement difficiles à respecter que nous n’y arriverons pas cette année », avoue le directeur général adjoint. Et quand on lui parle de retour sur investissement, il est très clair sur le sujet, « il n’en est rien actuellement. Mais, force est de constater, que nos clients commencent de plus en plus à intégrer des critères RSE dans les appels d'offres ».

Beaucoup de monde dans les salons de l'Intercontinental Hôtel Dieu. (Pgoto D. R.)

+ Simple reçoit le Prix du jury dans la catégorie Petite et moyenne entreprise

Le projet présenté par Joris Galéa, CFO de + Simple, un courtier grossiste spécialisé dans l'assurance des indépendants et des TPE et PME, concerne la mise en œuvre du développement de l’entreprise. Avec deux axes principaux : la génération de synergies de revenus par le déploiement d’une stratégie de croissance externe et le financement de cette stratégie. « L’activité de + Simple est passée de 2 à 30 millions d’euros de chiffres d’affaires en trois ans. Une croissance très rapide que mon équipe et moi-même structurons et accompagnons sur les fonctions finances, ressources humaines et contrôle interne », précise Joris Galéa. Concrètement la structure a levé, en avril 2022, 90 millions d’euros auprès du fonds d’investissement KKR et de Tikehau pour financer son plan de croissance externe. A la fin du 1er semestre 2022, les équipes de + Simple avaient effectivement acquis et intégré huit sociétés, en deux ans. C’est cette belle aventure de cette entreprise marseillaise qui vise à transformer le courtage d’assurance en mettant davantage en avant la technologie et la connaissance clients que le jury a souhaité récompenser.

Le prix du public pour Fondasol (Photo D. R.)

Fondasol reçoit le Prix Coup de coeur du jury et prix du Public

Impossible de le nier : le projet porté par Caroline Notre Dame, directrice administrative et financière du Groupe Fondasol a remporté une forte adhésion puisqu’il a obtenu à la fois le prix coup de cœur du jury et le prix du public. Il faut dire que le Groupe Fondasol (ingénierie conseil de la construction) a décidé de développer l’engagement des collaborateurs pour leur entreprise. Pour ce faire, le projet développé en moins de trois mois a consisté à mettre en place un actionnariat salarié majoritaire. « Cela permet de transmettre l’entreprise à ses forces vives et d’en assurer la pérennité. L’actionnariat salarié majoritaire sensibilise les collaborateurs aux résultats et aux problématiques financières, et assure une gouvernance plus transparente » , résume Caroline Notre Dame. Cette vision long terme redéfinit les cartes en plaçant le travail et le capital sur un même pied d’égalité. « En France, nous connaissons très mal la valeur du travail. Là, les salariés bénéficient pleinement de ce qu’ils ont créé », conclut la directrice administrative et financière.

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