AccueilEconomieLa CPME Sud inquiète pour l’avenir des TPE PME

La CPME Sud inquiète pour l’avenir des TPE PME

Inflation, explosion du coût des matières premières et de l’énergie, pénurie de main d’œuvre… Les sujets d’inquiétude sont nombreux pour les entrepreneurs qui attendent des mesures adaptées de la part de l’Etat.
« Nous proposons des mesures, à chaque situation, lance Alain Gargani, car, force est de reconnaître que les patrons accumulent les difficultés ».
Robert Poulain - « Nous proposons des mesures, à chaque situation, lance Alain Gargani, car, force est de reconnaître que les patrons accumulent les difficultés ».

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« Nous sommes des entrepreneurs positifs mais aujourd’hui, au vu de l’actualité, nous avons quelques inquiétudes », annonce d’emblée, Alain Gargani, président de la CPME Sud. Ce 10 novembre, il a ainsi convié la presse locale pour faire le point sur les prises de positions récentes de la CPME Sud face à un contexte économique difficile et à des mesures étatiques prises sans concertation. Pour lui, pas de doute, « les entreprises montrent des signes de fragilité». Il se base sur les résultats de la dernière enquête de conjoncture de la CPME qui montre l’ampleur des conséquences de l’envolée des coûts de l’énergie sur l’activité des PME, à laquelle s’ajoute l’inflation non maîtrisée, les retards de paiements, les problèmes de trésorerie…

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Les chiffres parlent d’eux-même : « 38 % des chefs d’entreprise annoncent une situation de trésorerie qui se dégrade, en raison notamment d’une hausse des retards ou des incidents de paiement ». Autre chiffre qui fait froid dans le dos, dans un contexte où le coût de l’énergie pèse de plus en plus lourdement sur les entreprises : une sur dix envisage un arrêt de son activité. « Une donnée alarmante », insiste Alain Gargani, d’autant plus que 13 % des chefs d’entreprise estiment déjà être dans l’incapacité de faire face à leurs échéances de remboursement du prêt garanti par l’Etat (PGE). Le verdict est sans appel : « Ces différentes crises nous touchent sous tous les angles, lance Jean-Luc Gérard, gérant de deux magasins LDLC, elles impactent l’approvisionnement, le coût des matières premières et de l’énergie, le recrutement, les ventes, les marges, le chiffre d’affaires… » Conséquence : « Depuis juillet, les tribunaux de commerce ont vu leurs chiffres augmenter. Beaucoup d’entreprises arrivent directement en liquidation sans passer par la case protection », annonce Alain Gargani.

Les positions de la CPME sur les actualités économiques

« Nous proposons des mesures, à chaque situation, lance Alain Gargani, car, force est de reconnaître que les patrons accumulent les difficultés ». Concernant le PGE, la CPME propose un étalement sur quatre années supplémentaires.

« Le gouvernement doit l’entendre. En tout état de cause, le moment est particulièrement mal choisi pour augmenter la fiscalité locale. »

Autre demande de taille « mettre en place un bouclier tarifaire européen pour les entreprises sur l’énergie avec pour objectif de garantir les prix et permettre une visibilité pour avancer plus sereinement ». Actualité oblige, le président de la CPME Sud a donné son point de vue sur la création d’un titre de séjour pour les métiers en tension, proposée par le ministre du Travail. « C’est une excellente idée notamment pour les entreprises en danger. Vous n’imaginez pas le nombre de chefs d’entreprise qui ont trouvé la perle rare mais ne peuvent pas la garder faute de situation en règle ». Parmi les secteurs concernés, il cite notamment l’hôtellerie, l’événementiel et la restauration.

A l’inverse, la CPME s’oppose à un distributeur automatique de dividendes aux salariés, prévu dans le projet de loi Pouvoir d’achat. « Les structures de moins de 50 salariés peinent déjà à sortir des salaires pour survivre. Et quand ces TNS [travailleur non salarié (TNS) est une personne qui s'installe à son compte et exerce son activité en nom propre ou un dirigeant de société, NDLR] gérants majoritaires parviennent à sortir des dividendes, ils servent avant tout à consolider leurs fonds propres ». Et pour être plus précis encore « il souhaite des dispositifs simples, indolores et non opposables ». A l’image de la prime pouvoir d’achat qui donne la possibilité aux employeurs de verser à leurs salariés une prime exceptionnelle, exonérée, dans la limite de 3 000 euros (ou 6 000 euros selon conditions), de cotisations et contributions sociales et d’impôt sur le revenu.

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