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La Cepac rachète trois banques d'outre-mer pour un milliard d'euros

En acquérant d'un seul coup trois banques outre-mer, la Cepac (Caisse d'épargne Provence Alpes Corse) « grossit » d'un quart, affiche de nouvelles ambitions et réalise une opération très importante pour son avenir selon son président Alain Lacroix.
La Cepac rachète trois banques d'outre-mer pour un milliard d'euros

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La Caisse d'épargne Provence Alpes Corse (CEPAC) vient d'annoncer le rachat de trois banques d’outre-mer, la Banque de la Réunion, établissement coté, ainsi que celles des Antilles françaises et de St-Pierre-et-Miquelon, à son propre groupe BPCE pour un milliard d’euros (300 ME sur ses fonds propres pour l’acquisition des banques proprement dites et 700 ME pour le portefeuille de crédits associé).

Ces acquisitions se font dans des régions où la CEPAC était déjà présente. Ainsi, l’ex-Ecureuil de Provence-Alpes-Corse va connaître une croissance de 25 %. Ce qui nécessitera en particulier un vaste chantier d’intégration, avec toutes les précautions notamment sociales que cela suppose, lequel se poursuivra jusqu’à début 2017. Se posera alors seulement la question de changer de nom de marque ou pas pour ces trois enseignes d’outre-mer.

" Une opération qui a du sens"

"C’est une opération qui a du sens, a souligné Alain Lacroix, car ces trois banques emblématiques, comme nous, de leur territoire, qui ont une ancienneté similaire à la nôtre, qui sont en bonne santé financière et qui opèrent toutes dans la zone euro, reviennent de cette façon à la maison puisque nous en étions auparavant (avant qu’elles ne rejoignent le groupe BPCE, NDLR) actionnaires. Aussi lorsque le groupe a décidé de les céder pour les reverser dans le réseau de proximité, nous sommes-nous portés candidats à leur rachat auprès de nos 34 caisses d’épargne « consœurs » du groupe", a détaillé le président du directoire.

De leur côté, a poursuivi Alain Lacroix, "elles n’avaient plus la taille nécessaire, ni les moyens, leur système informatique étant notamment obsolète, pour exercer leur métier et servir au mieux leurs territoires d’implantation. Des territoires certes éloignés, mais dynamiques contrairement aux idées souvent reçues", a-t-il encore plaidé, à l’exemple de la Guyane, où opère la Banque des Antilles françaises, qui enregistre une croissance de 4 %.

Idem pour le confetti de St-Pierre-et-Miquelon, 6 000 habitants, mais stratégiquement situé sur les routes maritimes, à proximité du Canada et de Terre Neuve, et où 300 ME vont être investis dans la construction d’un grand port en eaux profondes dont ne dispose pas celui voisin de Montréal.

L'article complet est à lire dans le numéro 9844, à paraître le 22 mai

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