AccueilEconomieLa CCI du Pays d’Arles défend un territoire au potentiel enrichi

La CCI du Pays d’Arles défend un territoire au potentiel enrichi

Le 20 mai, Stéphane Paglia, le président de la CCI du Pays d’Arles, a livré au palais des congrès d’Arles le bilan de sa mandature. La chambre a été un « pivot » dans les crises pour tous les entrepreneurs du territoire, mais elle s’est employée aussi à diversifier l’économie locale.
La CCI du Pays d’Arles défend un territoire au potentiel enrichi
J.-C. Barla - Stéphane Paglia, le président de la CCI du Pays d'Arles.

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« La crise a été un révélateur de l’importance de la CCI pour le territoire. Je crois que nous avons fait de belles choses », indique Stéphane Paglia. Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Pays d’Arles a tiré le bilan de la mandature depuis la terrasse du palais des congrès, en conviant plusieurs membres de son équipe à s’exprimer. Une formule en visioconférence qui a permis de retracer thématique par thématique les évolutions enregistrées entre 2016 et 2021. Une étude du cabinet Goodwill Management a évalué « l’empreinte socio-économique » directe et indirecte de la chambre consulaire à 85 millions d’euros et 900 emplois. Les entreprises locales se sont vu attribuer 65% de ses 8 millions d’euros d’achats annuels. La CCI compte près de 15 000 ressortissants et gère trois équipements, le port fluvial, l’hôtel d’entreprises et le palais des congrès. Les crises n’ont pas manqué, des gilets jaunes à la Covid, la cellule d’appui, constituée d’une douzaine de personnes, n’a pas chômé :

« Il a fallu décortiquer des textes, beaucoup écouter, rassurer, aider, car elle a fonctionné comme un guichet unique. Dans les CCI, les collaborateurs sont pilotés par des chefs d’entreprises, cette proximité des réalités fait gagner le territoire » pour Stéphane Paglia.

Le nombre de commerces, de sociétés de services, d’industries, a d’ailleurs progressé à deux chiffres sur la mandature.

Investir pour des retombées

Ce rayonnement territorial est symbolisé par diverses initiatives. Vice-président délégué aux congrès et aux manifestations, Didier Honoré a souligné que 200 événements ont été organisés depuis 2016, avec des créations génératrices de « business », à l’image du salon du tourisme d’affaires, ou des déploiements tel celui de Provence Prestige, le salon de l’art de vivre en Provence, décliné à Châteaurenard, Sénas, Saintes-Maries-de-la-Mer et proposé en version digitale en 2020 pour éviter une annulation. « Cette année, nous allons l’organiser sur Salon-de-Provence », indique-t-il. « Un euro d’investissement sur un événement, ce sont 6 euros de retombées sur le territoire », ajoute Stéphane Paglia.

Vice-président délégué à l’industrie, Marc Chabaud a détaillé les actions autour des déchets, des ressources humaines ou du foncier, mais, à ses yeux, le rôle d’une CCI est aussi dans la mise en relation entre ses ressortissants : « Nous leur avons permis de conclure des marchés entre eux », assure-t-il. La chambre s’est aussi investie sur des dossiers sensibles comme Fibre Excellence à Tarascon, notamment sur la gestion des emplois et des compétences. « Nous espérons que le site reparte pour de longues années », glisse Stéphane Paglia.

Assurer la transition numérique

Sur le tourisme, point d’attraction majeur du Pays d’Arles, la CCI a dû aider les professionnels à résister aux différentes crises. Mais elle s’est attelée également au sujet du tourisme fluvial sur le Rhône qui représente 60 000 croisiéristes, afin d’en faire un vecteur de promotion des produits locaux. Encourager la transition numérique a été évidemment l’une des priorités des équipes consulaires avant, avec son Numérik Tour, et pendant la Covid où plus de 400 commerçants ont été sensibilisés et formés aux outils numériques. « C’est un changement de métier, c’est compliqué mais c’est incontournable », insiste Nicolas Sauvan-Magnet, vice-président délégué au numérique. Des dizaines d’entreprises sont engagées dans des diagnostics pour déterminer les solutions qui leur seraient les plus adaptées, des ateliers en format court de trois heures ont également été instaurés.

Diversifier les potentialités d’attraction

Enfin, la CCI s’est employée à diversifier les filières économiques, par exemple en créant l’incubateur Adrénaline qui accompagne une dizaine de start-ups, en préparant l’ouverture prochaine d’un incubateur « au féminin »…

 

L’attractivité a été « travaillée » sur le port fluvial (2,5 millions d’euros investis en équipements), sur le MIN de Châteaurenard avec le soutien au réseau « Actium Grand Marché de Provence » qui œuvre à sa reconfiguration complète, en investissant dans un hôtel d’entreprises (21 sociétés hébergées) pour lequel une extension est déjà à l’étude…

La défense du projet de contournement autoroutier d’Arles, les efforts portés sur l’internationalisation des entreprises avec Procamex, sur l’emploi, la formation, ou sur la prévention des risques d’inondation dans les entreprises exposées, font partie des autres dossiers qui ont marqué la mandature et doivent contribuer à la croissance future du pays d’Arles. « Quand tout ferme, comme la crise l’a démontré, le modèle économique tourisme/culture est fragilisé. Nous avons donc essayé de "faire le job" pour étoffer la dynamique et les perspectives de développement », confie Stéphane Paglia.

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