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La belle histoire d'Un jour mon prince

Après un passage à vide et un nouveau changement de direction, cette marque marseillaise de bijoux fantaisie retrouve un second souffle. Rencontre avec son nouveau dirigeant, Edouard Dulau.
La belle histoire d'Un jour mon prince
A. Zilbermann - Edouard Dulau, nouveau patron d'Un jour mon prince, et Amandine, la soeur de la créatrice Flornce Lecat.

Economie Publié le ,

Bijoux à messages, sautoirs "seconde peau", médailles rock & roll, Un jour mon prince faisait encore office, il y a quelques années, d’exemple à suivre dans la jungle des marques du Sud. Sauf que l’histoire prend un autre tournant lorsque sa fondatrice,FlorenceLecat, passe la main et vend sa marque. Suivront alors plusieurs années "sans âme", avec la disparition des codes et de l’ADN qui ont fait son succès. Sa nouvelle propriétaire, AlexandraGran, décide alors de vendre à son tour la marque. Les résultats escomptés ne sont plus au rendez-vous, car il faut bien l’avouer, si Un jour était leader sur le marché, avant 2010, face à la profusion récente de marques marseillaises, la concurrence devient plus rude et la clientèle se fait "zappeuse".

Arrive alors dans l’aventure Edouard Dulau, un ancien des Gadz’Arts, qui veut se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat. Si son parcours professionnel l’a amené à travailler pour différentes start-up de l’innovation, Edouard Dulau souhaite se consacrer à sa propre "histoire". Vient alors la rencontre avec Un jour mon prince. Il a le coup de cœur pour la marque, en suppose le potentiel fort et se dit qu’une reprise lui convient tout autant qu’une création d’entreprise. L’affaire est donc conclue et en janvier dernier, il devient le patron de cette marque marseillaise emblématique.

Mais là où l’histoire devient encore plus belle, c’est qu’il fait appel à son ancienne fondatrice, Florence Lecat, pour reprendre les manettes du style. Une situation peu banale que Florence accepte avec joie, attristée d’avoir vu sa marque péricliter. A ses côtés, elle invite Emilie Jouve, ex-Fushia (autre marque marseillaise de bijoux fantaisie disparue en 2011), à travailler avec elle. Désormais, c’est donc à quatre mains que sont imaginés les bijoux Un jour mon prince.

Développement à l’international

Côté développement, Edouard Dulau entend bien augmenter le nombre des points de vente en France, actuellement au nombre de 250, mais surtout, compte sur un développement à l’international, en direction de la Belgique, de l’Espagne et de l’Angleterre dans un premier temps. Les Etats-Unis, ce sera pour plus tard. La marque sera d’ailleurs présente sur le salon Bijorhca en septembre prochain à Paris et compte bien faire de ce rendez-vous un tremplin majeur pour atteindre ses objectifs de rentabilité. L’objectif d’ici deux ans est d’atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires. Enfin, côté style, la rentrée devrait frapper un grand coup et marquer un vrai tournant puisque les fidèles d’Un jour retrouveront l’esprit qui en a fait le succès, à grands renforts de médaillons baroques, de pierres de couleurs et de chaînes « boule ». A suivre…

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