AccueilEconomieL'UIMM Alpes-Méditerranée salue la résilience de l'industrie régionale

L'UIMM Alpes-Méditerranée salue la résilience de l'industrie régionale

Dans une déclaration paritaire, l'organisation patronale et quatre syndicats souhaitent une industrie « forte, durable et attractive » pour pérenniser son rebond et relancer l'emploi.
L'UIMM Alpes-Méditerranée salue la résilience de l'industrie régionale
J.-C. Barla - Si tous se réjouissent des mesures d'urgence et du plan de relance, ils émettent le voeu que les soutiens persistent pour que l'industrie puisse faire face à ses défis simultanés.

Economie Publié le ,

« La crise a révélé le rôle-clé de l'industrie en France, la résilience des acteurs du territoire a été majeure… », a souligné Thierry Chaumont, président de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) Alpes-Méditerranée, à l'occasion, le 22 avril, de la présentation d'une déclaration paritaire « pour une industrie forte, durable et attractive » signée avec les syndicats Force Ouvrière, CFE-CGC, CFDT et CFTC de la métallurgie. Le document insiste sur la nécessité d'un dialogue social apaisé « pour gagner la bataille de la relance et de la prévention sanitaire » et des moyens publics (Etat, collectivités) à allouer pour sa défense et son rayonnement. « En Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'industrie a retrouvé quasiment la situation d'avant-crise », note le délégué général de l'UIMM Alpes-Méditerranée, Serge Bornarel, en relevant l'activité « soutenue » dans la sidérurgie, la microélectronique, les hélicoptères (grâce aux commandes militaires), l'énergie ou la maintenance. Des secteurs comme les matériels pour le bâtiment ou le naval, en particulier la grande plaisance, peinent néanmoins encore à revenir dans le rythme. « Nous bénéficions de la diversité des filières », ajoute-t-il, une caractéristique qui se révèle un point fort du tissu provençal pour amortir les effets de la crise.


Lire aussi : Thierry Chaumont : « La réindustrialisation sera un processus long »


L'organisation patronale n'a pas chômé depuis mars 2020 pour éclairer les sociétés qui la sollicitaient sur les critères des aides (PGE, activité partielle…), les protocoles sanitaires ou le télétravail. Sa plateforme juridique a reçu plus de 17 400 demandes ! Au sein des entreprises, la « sauvegarde du collectif » dans ce contexte inédit a constitué une préoccupation constante aux yeux des syndicats, pour préserver les emplois, veiller au bien-être physique et psychologique des salariés, faciliter le télétravail ou reprendre la production dans une sécurité sanitaire optimale. « Le dialogue social s'est accentué avec la pandémie » admet Gérard Ciannarella, secrétaire général FO Métaux USM 13.

Conjuguer les priorités

Si tous se réjouissent des mesures d'urgence et du plan de relance, ils émettent le vœu que les soutiens persistent pour que l'industrie puisse faire face à ses défis simultanés. Jérôme Yvernault, président SMPCA CFE-CGC, mentionne « le virage vert » qui s'impose. Lamine Benelhadj (CFDT Métallurgie Aix-Marseille) relève l'attention à porter aux TPE/PME qui conduiraient leur transition numérique plus difficilement que d'autres. Pour Pierrick Le Clanche, secrétaire général CFTC des Métaux du Var, il importe d'accentuer la place des territoires dans les stratégies de l'Etat afin de favoriser la relocalisation des emplois.

L'accélération de l'examen des dossiers déposés auprès des instances gouvernementales au titre des axes du plan France Relance apparaît comme une priorité pour ne pas pénaliser le rebond. La formation et le recrutement des jeunes en est une autre ainsi que la mise à disposition de foncier pour des implantations industrielles, parfois critique dans la région. Alain Richaud, président de Sonocar Industrie à Six-Fours-les-Plages (Var), spécialiste du traitement anti-corrosion de surfaces et du décapage des métaux sur des navires civils et militaires (45 salariés pour près de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires) a saisi, sur les conseils de l'UIMM, l'opportunité de postuler à une subvention pour renforcer sa robotisation et acquérir de nouveaux équipements de décapage par eau sous ultra-haute pression en vue de réduire son impact environnemental. Il a obtenu 600 000 euros. « Le plus gros matériel sera opérationnel en juin. Cet investissement permettra de répondre à nos clients de la base navale et leur évitera de regarder ailleurs… » dit-il.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?