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L'hydrogène propulse l'innovation en Provence

le - - Economie

L'hydrogène propulse l'innovation en Provence
J.-C. Barla - Une rencontre franco-allemande a été organisée au Technoôle de l'Arbois sur les projets hydrogène.

Le Club d'affaires franco-allemand de Provence (Cafap) a organisé sur le Technopôle de l'environnement de l'Arbois à Aix-en-Provence une rencontre ciblée sur les projets hydrogène. Plusieurs acteurs locaux ont pu valoriser leurs solutions auprès de leurs homologues allemands.

Français et Allemands ont des idées à partager dans les solutions énergétiques à base d'hydrogène, comme l'a démontré le séminaire du Club d'affaires Franco-Allemand de Provence (Cafap) du 5 décembre à Aix. Intitulée « Quelle place pour l'hydrogène dans la transition énergétique en Provence et à Hambourg et le Nord de l'Allemagne ? », la rencontre a mis en avant de nombreux projets locaux avant de se poursuivre sur des rendez-vous d'affaires.

« Pour lutter contre la pollution, l'hydrogène peut être une solution. Nous devons innover toujours plus. Regarder ce qui se fait ailleurs est important pour tenter de construire des partenariats durables et fiables », a déclaré en ouverture Kolja Harders, directeur de la division du commerce extérieur du sénat de la ville de Hambourg. « Dans des régions marquées par beaucoup de soleil et de vent, de nouveaux marchés s'ouvrent. Il est possible d'y produire de l'hydrogène à faible coût et de l'exporter », indique Paul Lucchese, président de l'accord hydrogène de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et directeur adjoint du pôle Capenergies. Le territoire provençal pullule d'initiatives.

Projets structurants

La zone industrialo-portuaire de Fos voit pousser « Jupiter 1000 », 1er démonstrateur industriel de « Power-to-Gas ». « Nous sommes presque à la fin de la construction », confie Patrick Prunet, directeur du projet chez GRT Gaz, qui l'espère pour le printemps 2019. L'exploitation devrait débuter en 2020-2021. L'unité transformera les surplus d'électricité renouvelable en hydrogène et méthane de synthèse pour l'injecter dans les réseaux de transport de gaz naturel. Un investissement de 31,3 millions d'euros. Le projet « Valhydate », sur PIICTO, vise à la valorisation de l'hydrogène fatal généré par les industriels du site. A Manosque, HyGreen ambitionne de produire et stocker, à partir de l'énergie solaire locale, de l'hydrogène vert dans des cavités salines. Un projet à plusieurs centaines de millions d'euros. Dans le Var, « Hynovar » déploie des briques technologiques et des infrastructures hydrogène pour la mobilité terrestre et maritime.

Expérimentations sur-mesure

Plusieurs entreprises travaillent parallèlement sur le sujet. KemOne produit déjà de l'hydrogène à Fos-sur-Mer. Green GT planche depuis Signes sur « CATHy0PE », un démonstrateur de poids lourds 44 tonnes, électrique-hydrogène, qui serait exploité pour la grande distribution en milieu urbain et périurbain (Carrefour et les Transports Chabas sont partenaires du projet de R&D). « Pour décarboner le transport, l'hydrogène est la clé », souligne Claire Burtin de la société aixoise HySiLabs qui a conçu une solution de transport sous forme liquide, stable et sécurisée.

Areva Stockage d'Energie, également à Aix, conçoit et fabrique des stacks* de piles à combustible et des systèmes d'hydrogène intégrés de différentes puissances. « On va expérimenter avec la métropole sur des locotracteurs et en 2020, nous aurons un système de 600 Kw sur le port de Marseille mis au point avec KemOne et Engie pour approvisionner en énergie propre les bateaux de croisière », indique Franck Verbecke, directeur du développement. Areva a contribué à la plate-forme européenne de formation HyResponse dédiée au risque hydrogène à l'Ecole Nationale des Officiers Sapeurs-Pompiers de Vitrolles (ENSOSP). D'autres sociétés développent des équipements (capteurs, analyseurs, réservoirs…) telles AP2E, CMR Group, Alcrys… « Plus de 150 millions d'euros sont aujourd'hui budgétés sur des projets hydrogène en région Sud », assure Flavien Pasquet, chef de projet chez Capenergies.

* De l'anglais « tas », « empliage ». C'est une unité de pile à combustible.




J.-C. Barla
Journaliste

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