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banque de france L'économie régionale sauvée par la demande nationale

Les informations collectées début septembre par la Banque de France auprès d'un échantillon représentatifs de l'économie en Paca dans l'industrie, les services et la construction témoignent qu'un nouveau palier de croissance est observé.
L'économie régionale sauvée par la demande nationale
E. Griffe - La Banque de France vient de publier les résultats de sa dernière enquête de conjoncture.

Economie Publié le ,

C'est un rendez-vous incontournable dans la mesure où il permet de prendre le pouls de l'économie locale. Et de comprendre certains enjeux en cours et à venir pour les entreprises. La Banque de France vient de publier les résultats de sa dernière enquête de conjoncture. Les informations ont été collectées début septembre auprès d'un échantillon d'entreprises et d'établissements représentatifs de l'économie régionale dans l'industrie, les services et la construction, employant près de 155 000 salariés et réalisant près de 29 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Il ressort de ce travail que l'économie régionale va atteindre un nouveau pallier de croissance en 2019. C'est une bonne nouvelle, encore plus dans un contexte économique international difficile. La France doit clairement sa survie à la demande intérieure. "On constate les effets des mesures gouvernementales de soutien au pouvoir d'achat de décembre dernier", explique Bernard Benitez, adjoint au responsable du département des affaires régionales PACA Marseille de la Banque de France. Illustration avec trois secteurs d'activités importants en Paca que sont l'industrie, la construction et l'industrie.

La conjoncture en Paca

Dans l'industrie, la croissance de l'activité affiche une progression de 1,3 %. Un chiffre en retrait de 1,7 point par rapport aux anticipations de début d'année. Sans surprise, cette progression d'activité est liée majoritairement à la bonne tenue de la consommation des ménages alors qu'au niveau international l'activité marque le pas avec une croissance de 1 % contre 2,6 % prévu en début d'année. Après la forte progression observée en 2018 (+ 17%) les dépenses d'investissements sont, comme anticipé, en baisse de 4 %. L'emploi quant à lui, s'éroderait de 0,5 %.

Dans la construction, la progression de la production, soutenue par une demande privée et publique plus active, s'établirait à 3 % soit légèrement plus qu'anticipé en début d'exercice (+ 0,2 point). Les dépenses d'investissement seraient en repli (- 8,7 %) majoritairement dans le secteur du bâtiment. L'emploi se renforcerait de 1,6 % principalement dans les travaux publics.

Dans les services marchands, les transactions progressent de (+ 2,6 %) en retrait de 1 point. Une tendance qui s'explique par l'érosion de l'activité à l'exportation (-1,4 point). Les dépenses d'investissements sont quant à elles en hausse de 2,9 % en progrès de 5,5 points par rapport aux premières prévisions. L'emploi devrait évoluer favorablement (+ 1,3 %) et ce dans l'ensemble des filières.

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