AccueilEconomieL'appli anti-gaspi Too good to go se développe dans les Bouches-du-Rhône

L'appli anti-gaspi Too good to go se développe dans les Bouches-du-Rhône

Une commerciale vient d'être recrutée sur le département pour accompagner le développement de cette application qui met en relation des consommateurs et des points de vente alimentaires pour liquider leurs invendus, à des prix cassés.
L'appli anti-gaspi Too good to go se développe dans les Bouches-du-Rhône
D.R. - Parmi les commerces marseillais adhérents à Too good to go, citons Monoprix, La Cantine de Nour d'Egypte ou la boulangerie Ange.

Economie Publié le , par

C'est en 2016 que la centralienne Lucie Basch lance à Paris son application Too good to go. L'idée ? Lutter contre le gaspillage en permettant aux boulangers, aux petits commerces alimentaires et autres primeurs de proposer leurs invendus. En moyenne, chaque panier est vendu un tiers de sa valeur. Une double accroche budget/environnement qui a permis, depuis son lancement, de vendre 61 millions de repas dans les 14 pays européens où elle est présente.

Et dans le cadre de son développement en France, après Lyon, Toulouse et Grenoble ou encore Toulon/Nice, l'entreprise a décidé de recruter un poste de commercial pour les Bouches-du-Rhône, département où il y a donc une marge de progression. Plus les commerces seront nombreux, plus l'offre sera importante, étant donné que chaque adresse propose souvent peu de paniers à la vente. « Grâce à notre communauté, forte de 50 000 utilisateurs à Marseille et de 25 000 à Aix-en-Provence, le commerçant est assuré à 90 % de vendre tous ses invendus », souligne Luisa Ravoyard, chargée de communication de la start-up qui emploie aujourd'hui 85 salariés.

Si l'application est gratuite pour l'utilisateur comme le commerçant, ce dernier se voit chaque trimestre défalquer une commission de ses gains (environ 1 € par panier selon estime-t-on chez Too good to go), à laquelle s'ajoutent 39 € de frais annuel. Si le consommateur ne connaît jamais à l'avance le contenu du panier, il « sait qu'avec une boulangerie, ce sera plutôt du pain et des viennoiseries, tandis qu'avec un primeur, ce sera bien sûr, des fruits et des légumes. Mais c'est vrai qu'on parle de "panier surprise" ».

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, Too good to go fédère une communauté de 200 000 membres qui ont permis de sauver 1,6 million de repas.

Le message engagé

Si le gain d'argent est évident pour le client, comme pour le commerçant (une boulangerie peut gagner jusqu'à 1 800 €/an), l'appli va plus loin. Elle est ainsi devenue leader en matière de lutte contre le gaspillage et a été labellisée B-Corp il y a un an. « Cette certification atteste que les entreprises veulent vraiment changer les choses, explique Luisa Ravoyard. Nous avons l'obligation de réfléchir aux conséquences de nos actions, dans le but de faire les meilleurs choix pour le futur de la planète. Les exigences du label en termes d'environnement et de performance sociétale nous aident à mettre fin à cette aberration qu'est le gaspillage alimentaire. »

L'entreprise a également lancé l'an dernier, soutenue par le gouvernement, son pacte sur les dates limite de consommation, auquel 54 acteurs de la filière (Carrefour, Cora, Leclerc…) ont adhéré. En 2019, sa fondatrice a rejoint le board de France digitale et a intégré le palmarès LSA des 50 femmes qui comptent dans le retail et l'e-commerce. L'an dernier, nos confrères de Challenges, l'ont d'ailleurs citée parmi les « 100 femmes qui changent le monde ». Une reconnaissance et une mise en lumière qui valident plus qu'un projet d'entreprise. Désormais, chaque citoyen peut choisir ses gestes pour faire du bien à la planète.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?