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L'aménagement du Rhône comme facteur de développement économique

Avec 5,3 millions de tonnes de marchandises charriées, 220 clients industriels comme Lafarge, Vicat, le Groupe Dauphinoise ou encore Norbert Dentressangle, et 200.000 passagers de paquebots de croisière transportés en 2014, la navigation sur le Rhône poursuit sa hausse de trafic. Pour maintenir cette croissance, la Compagnie nationale du Rhône (CNR), concessionnaire du fleuve, et les Chambres de commerce et d'industrie (CCI), concessionnaires de quelques ports, poursuivent leurs investissements. Zoom sur la partie vauclusienne du Rhône.
L'aménagement du Rhône comme facteur de développement économique
A. Ricci - 5,3 millions de tonnes de marchandises ont été charriées en2014 sur le Rhône.

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Une plate-forme industrielle et portuaire de 62 hectares, voilà l'un des principaux projets de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) pour les années à venir. Elle se situerait au niveau d'Avignon-Courtine-Confluence. « Nous aurons un gradient d'implantation du plus industriel au nord au plus naturel au sud », explique Michel Carret, directeur régional d'Avignon à la CNR.

« Au nord de la zone, nous aurons un projet trimodal avec Réseau ferré de France (RFF) et un secteur containers à proximité. Des zones d'activité économique tournées vers le fleuve seront implantées : l'une entre la future LEO (Liaison routière Est-Ouest) et le double pont TGV et l'autr​e au sud du double pont TGV. Nous allons construire également un parc photovoltaïque. Au bout de ce site se trouvera le Parc naturel de la Confluence. »

Cette plate-forme industrielle et portuaire deviendrait un point relais de l'activité générée par le Grand port maritime de Marseille et le port Édouard-Herriot de Lyon. De plus, « au vu de l'expansion de l'activité touristique, nous réfléchissons avec Voies navigables de France (VNF) pour proposer des lieux de stationnement supplémentaires pour les bateaux-hôtels au niveau de la pointe sud de Courtine-Confluence ». Un comité de pilotage pourrait valider ces propositions en mai 2015.

Les autres ports et zones d'activité

Bollène, Mondragon, L'Ardoise, Avignon-Le Pontet et Avignon-Courtine, sur ces cinq ports, deux ne sont pas concédés à la CNR : L'Ardoise (CCI du Gard) et Avignon-Le Pontet (CCI de Vaucluse). Concernant Avignon-Le Pontet, une rénovation des équipements et des quais était en cours. Elle devait se terminer en avril. De plus, « du bâti sera affecté dans les trois prochaines années aux activités fluviales », précise Bénédict Petit, directeur de équipements gérés de la CCI. Du côté du port de L'Ardoise, un site multimodal à vocation logistique est en phase de réflexion d'aménagement.

Au niveau des ports et zones d'activité de la CNR, le site de Mondragon a été terminé en 2010. Une trentaine d'hectares est dédiée à un développement endogène. Lafarge pourrait s'installer prochainement sur le site. Sur le port de Bollène, l'objectif est de gagner en performance, puisqu'il n'y a pas de projet de développement important.

« Aujourd'hui, nous estimons que nous pourrions tripler le trafic fluvial sur le Rhône, avec l'implantation, notamment, de nouvelles entreprises sur nos zones d'activité », déclare Christel Décatoire, responsable du pôle​ développement territorial au sein de la direction du développement économique et portuaire de la CNR.

D'autres projets privés pourraient aussi voir le jour dans les prochaines années. Un port de plaisance de 300 anneaux est ainsi à l'étude sur l'île Piot. Encore faut-il trouver le modèle économique rentable.

L'intégralité du dossier consacré au Rhône est à découvrir dans le numéro 9857 des Nouvelles Publications. Cliquez ici pour vous abonner.

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