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L'Adie en manque de notoriété

le - - Economie

L'Adie en manque de notoriété
R. Poulain - Sébastien Chaze (au centre), directeur régional, aux côtés de deux créateurs accompagnés par l'Adie.

Du 5 au 9 février, l'Adie, pionnière du microcrédit en France, fête ses 30 ans, à grands renforts d'événements live et on line. Son directeur régional, Sébastien Chaze, revient pour nous sur la mission de l'association, sa cible et ses ambitions.

Reconnue d'utilité publique, l'Adie* est une association qui vient en aide aux personnes exclues du marché du travail, sans accès au crédit bancaire classique et désireuses de créer leur entreprise. L'Adie finance majoritairement des projets relatifs au commerce et aux services à la personne. « Nos prêts sont en moyenne de 4 300 € et permettent notamment d'acheter un véhicule, du stock, de créer de la trésorerie ou de faire de la communication », nous détaille Sébastien Chaze, directeur régional Paca de l'Adie.

Comment le public ciblé pousse la porte de l'association ?

« En général, les personnes concernées par le microcrédit ne savent malheureusement pas que l'on existe. Nous aimerions que ce réflexe s'installe. Pour l'instant, même si Pôle emploi reste pour nous un important prescripteur, la plupart de nos clients arrivent chez nous soit par le bouche-à-oreille, environ 20 %, soit après avoir essuyé de nombreux refus auprès d'établissements bancaires. »

Encore méconnue de sa cible

L'Adie reste donc encore trop souvent l'ultime recours de personnes en précarité, désireuses de créer leur emploi pour s'en sortir. « Nous avons une marge de manœuvre importante au niveau du financement. Je pense que nous pourrions financer le double de ce que nous gérons aujourd'hui. Nous pourrions gérer au national je pense 2 000 dossiers, au lieu du millier actuel. »

Si l'Adie rayonne sur toute la région, soulignons toutefois que la moitié des crédits qu'elle accorde concerne les Bouches-du-Rhône. « C'est ici que se concentre le plus d'habitants et qu'en termes de potentiel de créations d'entreprises, les choses se passent. » Aucun rapport avec la paupérisation de Marseille ? « Si bien sûr, nous avons plus de 300 dossiers traités à Marseille en 2017. Il existe évidemment un lien entre le territoire, le profil de ses habitants et notre mission d'aide au microcrédit. »

L'Adie espère donc que cette semaine de communication lui apportera de la notoriété auprès des publics concernés, non seulement pour les aider à financer leur projet, mais aussi « pour leur apporter tout notre soutien et nos conseils pour le rendre possible. L'Adie, c'est aussi de l'accompagnement à la création d'entreprise, pas seulement un prêt bancaire. » Dont acte…

* Association pour le droit à l'initiative économique.




Alexandra Zilbermann
Journaliste

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