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Kilissa.io, des contrats clés en main pour les freelance

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Kilissa.io, des contrats clés en main pour les freelance
K. Latour - L'avocate marseillaise Camille Merlet a lancé le site Kilissa.io.

Le site créé par l'avocate marseillaise Camille Merlet permet aux développeurs, graphistes et community manager en freelance d'avoir accès à des contrats fiables pour leurs prestations. Une façon d'éviter certains problèmes liés à une mauvaise rédaction d'un contrat, tels que le non-paiement à la livraison d'un site par exemple.

« Mais Maître, qui lit ça dans les contrats ? » C'est parce qu'elle a trop souvent entendu cette phrase que l'avocate compétente en droit des affaires, Camille Merlet, a lancé au début de l'été 2020 le site Kilissa.io, à destination des agences web ou développeurs, graphistes et community manager en freelance. « C'est dans la culture de ces professions de reprendre un code et de le transformer. Une méthode qu'ils appliquent au juridique, en adaptant des modèles de contrats trouvés sur internet ou en se débrouillant seuls... Sauf que ces contrats sont parfois mal rédigés et ils finissent par m'appeler en cas de litiges. Mais il est alors trop tard et je me transforme en pompier », détaille l'avocate marseillaise, également à la tête du cabinet Constance avocats.

Pour éviter ces écueils, comme une mauvaise rédaction de la clause de réception du site web, Kilissa.io leur propose des contrats fiables et adaptés à leur secteur. Les graphistes ou développeurs peuvent remplir leur demande via un formulaire. Ils reçoivent un devis sous 24 h et si celui-ci leur convient, un contrat dans les 72 h. Un fonctionnement qui se veut rapide, agile et donc adapté aux codes de la clientèle visée. La prestation à 250 euros comprend un modèle de contrat ainsi qu'un appel téléphonique. « L'idée est de dire : "Je te propose de fonctionner seul mais correctement. Et si besoin, tu m'appelles et je t'aide à ce que ce soit du sur-mesure" », illustre-t-elle. Et pour ceux qui souhaitent un suivi plus personnalisé, un forfait est défini en fonction des besoins.

Une seconde version pour mars

Née juste avant le premier confinement, l'idée de créer Kilissa s'est confirmée dans les mois suivants. « Toute l'activité était à l'arrêt sauf justement le milieu du web et du digital car toutes les entreprises devaient basculer dans le numérique. J'ai reçu encore plus d'appels, portant sur des contrats pouvant aller jusqu'à 80 000 euros », se souvient l'avocate.

Six mois après la mise en ligne du site, et en se basant pour l'instant uniquement sur du bouche-à-oreille pour sa communication, Camille Merlet dit avoir rencontré sa cible, avec une dizaine de demandes de contrats, toutes venues de clients qu'elle ne connaissait pas. Ce qui la pousse à « enclencher la seconde ». Une deuxième version du site est donc déjà en préparation et devrait sortir pour mars 2021. Parmi les nouveautés sont prévus le téléchargement des contrats et la possibilité de les modifier, la mise en place d'une chatbox, et la création d'un espace client dans lequel tous les contrats seront répertoriés pour pouvoir être réutilisés.

« Un métier d'entrepreneur »

Pour continuer à se faire connaître, « plutôt que de mettre le paquet sur des mots clés car ce sera de toute façon les entreprises importantes du secteur qui ressortiront », Camille Merlet mise sur le réseau de recommandation mais souhaite aussi nouer des partenariats avec des plateformes comme Malt ou Codeur.fr qui proposent des missions pour les freelances. L'objectif serait que pour chaque prestation signée sur le site, un contrat Kilissa soit associé.

Pour accompagner ces évolutions, Camille Merlet est également à la recherche de financements et compte se tourner vers Bpifrance. « Je pourrais également voir avec un investisseur externe mais si ce n'est pas un avocat, cela me pose problème car je devrais alors changer ma structure et passer en société commerciale. » En effet, Kilissa est aujourd'hui une branche du cabinet Constance avocats, portée par Camille Merlet. « Je souhaitais conserver ce label "cabinet d'avocats" pour la confiance et la déontologie. » Cette diversification de l'activité, Camille Merlet « la voulait pour le cabinet », elle qui conçoit le métier d'avocat « comme un métier d'entrepreneur ». « Nous sommes obligés de nous adapter à nos clients, d'aller les chercher où ils sont. »




Karen Latour
Journaliste

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