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ARTISAN Jim Pontvianne : des bijoux qui ont une âme

Cet artiste qui a touché à bon nombre de disciplines réalise à la main des bijoux. Avec une volonté écologique et sociale : avoir le plus faible impact possible sur l’environnement.
Jim Pontvianne : des bijoux qui ont une âme
D.R. - Jim Pontvianne manie le cuivre, l’argent, le bronze et l’or sans idées préconçues, avec une grande liberté.

Economie Publié le ,

Formé à l’école des Beaux-Arts, Jim Pontvianne manie la photographie, la peinture et la sculpture. Mais c’est le bijou qui a le plus retenu son attention. En juillet 2019, il se lance et ouvre son atelier de création. « Je ne connaissais rien, mais c’est une chance, cela évite de tomber dans le carcan de la discipline », explique ce passionné d’art, au sens large. Le cuivre, l’argent, le bronze et l’or sont ainsi maniés sans idées préconçues, avec une grande liberté et la volonté de bien faire.

Dans son atelier, à Marseille, il réalise des pièces uniques entièrement à la main. Il s’agit essentiellement de bagues mais aussi de médaillons et de boucles d’oreille. Son travail commence dès le dessin du bijou jusqu’à sa fabrication via la fonte des métaux, le sertissage. « Je ne fais pas la taille de la pierre », précise tout de même Jim Pontvianne. Il propose des pièces uniques, en explorant des manières de faire non habituelles. « Je travaille à partir d’outils anciens et m’inspire notamment de la période antique. »

Traçabilité

Conscient de l’impact environnemental et sociétal que la production de bijoux peut entraîner, cet artisan a décidé de mettre en place un sourcing des matières premières utilisées. « Je vends des produits éthiques, ce qui veut dire que je propose une traçabilité totale sur les matériaux et métaux utilisés », explique-t-il. Un travail de titan qui lui tenait à cœur tant certains métaux, certaines mines ont mauvaise presse. A titre d’exemple, « l’or et l’argent proviennent de France ou d’Italie et sont issus du recyclage. Cela permet un impact sur l’environnement le plus faible possible. Les pierres viennent du Sri Lanka, certaines proviennent de Tanzanie. Il s’agit à chaque fois de petites mines artisanales et de petits ateliers de taille de pierre. »

Toujours en mouvement, cet artisan est en train de monter un dossier pour obtenir le titre d’artisan d’art. Il n’hésite pas non plus à multiplier les échanges avec la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour « exprimer [s]es besoins et [s]a manière de travailler. Et bénéficier de conseils adaptés en matière de développement commercial notamment », résume Jim Pontvianne.

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