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Jacques-Henri Eyraud, président de l'OM : « Le sport est le reflet de la société »

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Jacques-Henri Eyraud, président de l'OM : « Le sport est le reflet de la société »
Robert Poulain - Le président de l'OM, Jacques-Henri Eyraud lors du Club Ethic Eco qui s'est déroulé vendredi dernier à La Commanderie.

Le président de l'Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, était l'invité vendredi dernier du Club Ethic Eco qui s'est tenue à La Commanderie sur le thème « Sport, éthique et entrepreneuriat ».

A invités exceptionnels, cadre exceptionnel : c'est dans la salle de presse de La Commanderie, une des plus prisées de l'Hexagone au cœur même du centre d'entraînement de l'Olympique de Marseille, que s'est délocalisé vendredi dernier le Club Ethic Eco, avec en guests stars, Jacques-Henri Eyraud, le président du club phocéen, mais aussi Jérôme Fernandez, l'entraîneur du Pays d'Aix Université Club (Pauc), l'un des joueurs les plus titrés du handball français. Un casting complété par Lionel Canesi, président du Conseil régional de l'ordre des experts-comptables Marseille Paca (Croec Marseille Paca), et le député Mohamed Laqhila (MoDem), président d'honneur du Croec, qui durant une heure et demie s'est penché sur le thème « Sport, éthique et entrepreneuriat ».

Pour l'aborder, Jacques-Henri Eyraud n'a pas hésité à faire un parallèle avec « l'éthique de la joie » du philosophe Spinoza selon lequel « plus on est heureux, plus on agit, et agir, c'est vivre ». « Qui rend plus les Marseillais heureux que l'OM ? », s'interroge le président du club, avant de glisser malicieusement : « Il m'arrive aussi de rendre les Marseillais malheureux. »

A ses yeux, « le sport est le reflet de la société ». Ainsi, la dimension éthique dans le sport, Jacques-Henri Eyraud l'incarne notamment dans sa volonté de ne pas travailler avec certains agents de joueurs, « la face sombre de ce sport ». « Il est incroyable de voir ces enfants de 9 ans pourchassés par des agents qui vont leur promettre des succès en Coupe d'Europe. C'est la peste. A l'OM, on peut passer à côté de talents dès lors que les conditions de leur arrivée ne sont pas remplies. Mais tout le monde n'adopte pas ces règles, y compris en France », assène l'homme fort du club olympien.

« Le sportif ne prépare pas assez tôt l'après »

Avec Jacques-Henri Eyraud, la dimension sociale n'est jamais loin de l'éthique. Il a ainsi plaidé pour qu'un accompagnement des joueurs de haut niveau soit mis en place tout au long de leur carrière afin de les préparer à leur reconversion. « Au niveau de compétition de l'OM, les joueurs sont sur-encadrés, surprotégés, durant toute leur carrière. Lorsqu'elle se termine, ils sont un peu perdus », souligne-t-il. Si dans ses précédentes expériences d'entrepreneur (Disney, Club Med, Sport Ever, Turf éditions), il a pu embaucher d'anciens sportifs de haut niveau, son constat est implacable : la plupart du temps, « ça ne marche pas. Le sportif attend trop pour s'intéresser à sa reconversion, il ne prépare pas assez tôt l'après. Et il se retrouve face à un mur. »

Ainsi, insiste-t-il sur la nécessité de doter le jeune joueur d'un bagage scolaire. En la matière, il se réjouit d'ailleurs que l'OM soit « le premier centre de formation de France au niveau de ses résultats académiques ». A ses yeux, la dimension sociale du club passe également par son rayonnement au sein de la cité, à travers notamment l'action de l'OM Fondation articulée autour de quatre axes : l'éducation, l'insertion professionnelle, la promotion du sport chez l'enfant et la promotion des formes d'art.

Au cours des échanges, il a aussi évoqué sa volonté de voir dans une dizaine d'années « six à sept minots » titulaires en équipe première alors que « l'OM n'a jamais été reconnu comme un club formateur ». Un travail de longue haleine, « ça ne se fait pas en deux ans », qui se télescope avec les exigences de résultats immédiats propres à un club de football de haut niveau : « Pour y parvenir, il faut six, sept ans, mais je n'ai pas ce temps-là. »




Serge Payrau
Journaliste

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