AccueilEconomie« Intégrer de jeunes doctorants dans les entreprises »

« Intégrer de jeunes doctorants dans les entreprises »

Le 24 novembre dernier, la SATT Sud-Est a fêté ses dix ans. Laurent Baly, son président, revient sur le chemin parcouru et les objectifs pour les prochaines années.
Laurent Baly, président de la SATT Sud-Est.
D. R. - Laurent Baly, président de la SATT Sud-Est.

Economie Publié le , Propos recueillis par Caroline DUPUY

Les Nouvelles Publications : Vous venez de fêter vos dix ans au service de l’innovation sur le territoire. Que proposez-vous aujourd’hui ?

Laurent Baly : Depuis la création de la SATT Sud-Est (voir encadrés), notre volonté est de détecter, évaluer les inventions issues des laboratoires des établissements de recherche publique pour les accompagner vers le monde socio-économique, telle une courroie de transmission. C’était clairement un chaînon manquant il y a une décennie.
Pour atteindre cet objectif, nous avons deux missions : sensibiliser les étudiants et les chercheurs ; et détecter les innovations, c’est-à-dire déterminer s’il y a un marché potentiel pour telle ou telle découverte. Si oui, nous pouvons financer cette invention jusqu’à la réalisation d’un prototype.

La région est-elle bien positionnée en matière de recherche ?

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, nous avons la chance d’avoir des universités de taille importante comme Aix-Marseille Université ou l’Université Côte d’Azur. Quant aux plus petites, elles ont des domaines de prédilection - la mer à Toulon - ce qui évite toute concurrence entre elles.
En Paca et Corse, nous comptons 10 000 chercheurs et doctorants. Trente-huit personnes composent notre équipe, dont 14 en relation directe avec les chercheurs. Certains laboratoires sont habitués à l’innovation, d'autres n'imaginent pas toujours à quel point ce qu'ils font à un intérêt. Notre dispositif leur permet de rester performant en recherche fondamentale tout en étant compétitif.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nous souhaitons continuer à avoir des résultats en progression. Nous avons depuis notre création amélioré nos process et sommes de plus en plus connus et reconnus. Nous devons encore nous améliorer en matière de coordination. Les chercheurs doivent passer dans notre dispositif de la manière la plus fluide possible. Nous prévoyons également de poursuivre nos efforts en matière de deep tech (start-up qui proposent des produits ou des services sur la base d'innovations de rupture).
Autre piste de développement : intégrer davantage de jeunes doctorants dans les entreprises de la région. Beaucoup de PME ont besoin d’eux mais peu recrutent. Et pour créer ces passerelles, pour encourager les dirigeants à s’intéresser à ces jeunes, la SATT Sud-Est a créé Docs du Sud. Nous nous rendons dans les entreprises pour faire émerger leur besoin et leur proposons ensuite le candidat idéal. Nous l’embauchons et le coachons aux codes de l’entreprisejusqu’à son premier emploi, qui s'accompagne alors d'aides de l’Etat. Concrètement, pour l’entreprise c’est un moyen de créer leur R&D à moindre risque.

Une SATT est une Société d’accélération du transfert de technologies. Son objectif est d’être le relais entre les laboratoires de recherche publique et le monde socio-économique. La SATT Sud-Est, dont le siège est à Marseille, est une société dont les actionnaires sont des établissements de recherche publique (Aix-Marseille Université, Université Côte d’Azur, Avignon Université, Université de Toulon, Université de Corse, École Centrale de Marseille, CNRS, et Inserm). Elle a également été fondée par l’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille et le CHU de Nice qui sont partenaires non-actionnaires.

La SATT Sud-Est, dix ans après

38 collaborateurs
3 antennes : Marseille, Nice, Corse
plus de 1 000 déclarations d’inventions
plus de 550 actifs de propriété intellectuelle déposés
plus de 300 accompagnements de projets innovants
112 licences concédées
70 créations de start-ups à partir d’une technologie valorisée par la SATT
42 millions d’euros investis dans le développement d’innovations
plus de 300 millions d’euros de fonds levés par les start-up

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