AccueilDroit et ChiffreInstitut du Droit des Affaires : « Nous offrons beaucoup à nos étudiants. En contrepartie, nous sommes très exigeants »

Institut du Droit des Affaires : « Nous offrons beaucoup à nos étudiants. En contrepartie, nous sommes très exigeants »

Créé en 1970, l’Institut du droit des affaires (IDA), sur le campus de la faculté de droit d’Aix, a fait sa rentrée. Rencontre avec Claude-Albéric Maetz et Isabelle Grossi, ses codirecteurs.
Bernard Cazeneuve entouré de Claude-Albéric Maetz et Isabelle Grossi.
Institut de droit des affaires - Bernard Cazeneuve entouré de Claude-Albéric Maetz et Isabelle Grossi.

Droit et Chiffre Publié le , Propos recueillis par Martine DEBETTE

Les Nouvelles Publications : Comment s’est déroulée cette rentrée ?

Claude-Albéric Maetz et Isabelle Grossi: Elle a vraiment été très riche. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre et ministre de l’Intérieur, a accepté d’être le parrain de l'IDA et d’accompagner la promotion 2022. Il nous a gratifiés d’un discours très encourageant et responsabilisant, voire émouvant pour cette nouvelle génération de juristes. Il a mis l’accent sur les défis qui attendent notre monde et qui vont laisser de plus en plus de place aux juristes car c’est au droit, et notamment au droit des affaires, que va revenir la responsabilité de réguler un certain nombre de sujets relatifs au climat, à l’éthique, etc.

Comment ont réagi les étudiants ?

A l’IDA, nous disons souvent que les étudiants doivent considérer que leur cinquième année d’études est en réalité leur première année dans le monde professionnel. Ils ont bien compris qu’ils doivent être proactifs, dynamiques, curieux... et qu’ils doivent passer de la posture classique de l’étudiant à celle d’un futur professionnel qui construit son profil, sa carrière. Une rentrée, dans un amphithéâtre où se trouvent 400 personnes, un Premier ministre Bernard Cazeneuve, les présidents de la CCIMP et de Kedge, ainsi qu’une collègue d’Indiana University, avec lesquels nous avons signé des partenariats, n’est pas courant pour des étudiants de 22 ou 23 ans. Ce moment a été volontairement solennel. De nombreuses personnalités du monde économique et judiciaire étaient présentes, la direction et les enseignants de l’IDA portaient leur robe de cérémonie. Nous pensons et espérons qu’ils ont apprécié cette matinée et qu’elle aura un impact positif sur leur état d’esprit et leur investissement personnel.

Quel sens donnez-vous à « futur professionnel » ?

Notre priorité est le futur de nos étudiants. La réputation d’excellence de l’Institut garantit à nos diplômés des débouchés dans des structures très attractives (cabinets d‘affaires, directions juridiques). Pour favoriser cela plus encore, nous avons la chance d’avoir des partenariats très forts avec des écoles de commerce. Ce qui permet à nos diplômés de bénéficier d’un accès privilégié, pour leur sixième année, à certaines grandes écoles telles que l’ESCP Europe, l’Essec, Kedge, Em Lyon ou Audentia par exemple. Nous proposons également, à des étudiants que nous sélectionnons, de faire un LMM (legal magister) dans une des universités américaines partenaires (à Chicago, Boston, en Louisiane et en Indiana) avec lesquelles nous avons négocié les frais d’inscription qui s’élèvent de 6 000 $ à 25 000 $ au lieu de 50 000 $ à 60 000 $. C’est-à-dire une remise qui peut aller jusqu’à 90 %. Ces étudiants peuvent aussi profiter de conditions privilégiées proposées par notre partenaire, le Crédit Agricole Alpes-Provence. Nous offrons beaucoup d’opportunités et de perspectives à nos étudiants : c’est notre responsabilité. En contrepartie, et tout au long de l’année, nous sommes légitimes à être très exigeants avec eux.

C’est-à-dire ?

Nous l’assumons et nous le revendiquons, nous sommes exigeants sur le contenu, l’aspect académique et, c’est absolument fondamental, le savoir-être. Le monde du droit est un monde très codé et nous sommes très attachés par exemple à ce que nos étudiants se lèvent lorsqu’un intervenant entre dans la salle de cours. C’est notre rôle de leur donner les codes, les clefs. Ce que les intervenants professionnels apprécient fortement. Pareillement, nous veillons à ce que nos étudiants se présentent en cours vêtus comme s’ils étaient dans leur futur cabinet ou entreprise car les apparences, qu’on le veuille ou non, comptent beaucoup. La manière de s’habiller, de se comporter, de s’exprimer, c’est la première manière de témoigner de son respect à l’égard d’un interlocuteur.

Une nouveauté pour 2022 ?

Nous avons créé l’IDA Business-club. Pourquoi ? Parce que nous travaillons pour les entreprises. Notre objectif est d’inviter, trois fois par an, un chef d’entreprise qui parle de tout, sauf de droit. Début mars, nous avons reçu Matthieu Louvot, vice-president executive programms d’Airbus Helicopters. En juin, nous avons accueilli Cyril Vidal, président-fondateur de Crosscall. A chaque fois, plus de 300 personnes, dont un grand nombre de chefs d’entreprises, de cadres et de juristes d’affaires ont assisté à l’évènement. Et en novembre, notre invité d’honneur sera le président d’une autre très grande entreprise du territoire.

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