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IADYS préserve l'eau avec son robot

IADYS, start-up de Roquefort-La Bédoule, conçoit, développe et commercialise des innovations à la croisée de l'intelligence artificielle et de la robotique. Son "Jellyfishbot" était présentée lors de la 5e édition de Méditerranée du futur.
Nicolas Carlési, PDG de IADYS, et le Jellyfishbot au village des solutions lors de Méditerranée du futur, le 6 décembre, au Parc Chanot, à Marseille.
J.-P. Enaut - Nicolas Carlési, PDG de IADYS, et le Jellyfishbot au village des solutions lors de Méditerranée du futur, le 6 décembre, au Parc Chanot, à Marseille.

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Passionné de la mer depuis l'âge de six ans, Nicolas Carlési, Docteur en robotique et en intelligence artificielle à l'université de Montpellier, a réussi à concilier son goût pour la plongée sous-marine, discipline qu'il a toujours exercée, et son activité professionnelle en étant le PDG de IADYS, entreprise qu'il a fondée en 2016. « C'est au cours d'un périple en Sicile que j'ai été frappé par la quantité de déchets présents en mer et j'ai souhaité mettre en œuvre un projet pour tenter d'y remédier », avoue le jeune dirigeant de 36 ans qui, après une thèse sur la coopération entre véhicules sous-marins hétérogènes, a collaboré avec l'entreprise Scalian, spécialisée dans les drones pour l’inspection des lignes haute tension d'EDF. Fort du constat sur la prolifération des déchets marins, il met, dès lors, ses connaissances techniques au profit d'un projet d'envergure en s'entourant d'une équipe d'experts en robotique et mécatronique et s'adjoint Ronald Loschmann et Cyril Castello, directeur technique et directeur commercial, en tant qu'associés.

Après deux années de recherche et de mise au point, il conçoit alors avec ses équipes le Jellyfishbot, un robot compact et robuste qui collecte de façon téléopérée les déchets flottant dans les ports. Son premier robot, testé avec succès, trouve preneur auprès de la Ville de Cassis qui décèle ses qualités. « En agissant au plus proche des sources de pollution, nous évitons ainsi la dispersion des polluants dans les mers, les océans et les cours d'eau », souligne-t-il.

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Le Jellyfisbot de IADYS, un véritable couteau suisse

Depuis 2019, le robot est en constant développement afin de répondre au mieux aux besoins des clients. Au fil du temps, l'offre s'adapte et de nouveaux filets sont mis en place afin de permettre au robot de collecter les microdéchets, les hydrocarbures ainsi que les microparticules. IADYS, qui a par ailleurs été le lauréat de l'innovation préférée du public lors du salon international des inventions à Genève, s'adresse avec ce produit à tous les opérateurs en recherche de solutions de dépollution et d'entretien de plans d'eau en France et à l'international.

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Ainsi, ce sont une trentaine de robots qui ont été commercialisés en vente directe en France, du Havre à Ajaccio, et près d'une cinquantaine à l'étranger. « Nous l'avons vendu, via des distributeurs, aux Etats-Unis avec d'ores et déjà une dizaine déployés et également en Australie, Taïwan, Singapour, Dubaï et dans plusieurs pays européens », précise Nicolas Carlési. Le marché étendu comprend aussi bien des ports de plaisance, des ports commerciaux, des chantiers navals ainsi que des bases de loisirs, des parcs d'attraction voire des sociétés de dépollution de sites industriels. En 2021, Iadys intègre l'autonomie avec détection d'obstacles fixes qui représente un tournant dans la collecte des déchets. « Nous pouvons via notre application, une interface de gestion et de visualisation des données incorporée à la radiocommande, laisser le robot naviguer dans la zone définie par des points GPS », explique-t-il. Cet automne, une nouvelle fonctionnalité a été aussi intégrée avec des relevés bathymétriques.

Une station de recharge sur site pour le Jellyfishbot

L'équipe R&D a ainsi mis au point IADYS Monitoring Station, une plateforme destinée à l'exploitation approfondie des données collectées et qui donne accès à une cartographie précise de la profondeur des plans d'eau. De plus, un kit de prélèvement d'eau permet aussi d'en mesurer la qualité. « L'an prochain, nous allons mettre en œuvre une station de recharge afin de permettre au robot de se recharger automatiquement sans avoir à sortir de l'eau », a-t-il évoqué.

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