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Hommel Luthier : avoir plus d'une corde à son arc

La société Hommel Luthier est spécialisée dans la restauration des grands instruments de musique du passé et la fabrication d'instruments à cordes. Dans son atelier, à Marseille, Charles-Luc Hommel est assisté de deux luthiers, Benoit Germain et son fils Camille Hommel. Découverte.
Hommel Luthier : avoir plus d'une corde à son arc
D.R. - Charles-Luc Hommel est à la tête de la SARL Hommel Luthier, une entreprise artisanale

Economie Publié le ,

Non, le métier de luthier n’est pas en train de s’éteindre, bien au contraire. « Quand j’ai commencé dans la profession, il y avait 35 ateliers en France. Aujourd’hui, il y en a 10 fois plus. C’est un métier qui a bien progressé et qui attire. A la fois les jeunes et les personnes en reconversion professionnelle », explique Charles-Luc Hommel, à la tête de la SARL marseillaise Hommel Luthier.

Une vie consacrée à la musique

Il sait de quoi il parle puisqu’il est depuis de nombreuses années dans le métier. A son actif : apprentissage du violon à huit ans et demi et 11 ans d’études de violon au Conservatoire de musique de Colmar. Après un bac C, formation de luthier par apprentissage chez René Morizot, maître-luthier à Mirecourt (Vosges) de 1973 à 1976. Puis assistant chez Philippe Bodart à Marseille et Etienne Vatelot à Paris de 1978 à 1979. « J’ai deux frères qui ont fait de brillantes études alors mes parents ont accepté que je me tourne vers la musique. J’ai opté pour une formation sérieuse et de longues années d’apprentissage. » Pour lui, pas de doute : « trois ans d’études et 10 ans en atelier sont nécessaires pour bien maîtriser son art. Même si on apprend durant toute la vie. »

Atelier labellisé

Dans son atelier situé dans le centre-ville de Marseille, près de l’opéra, il propose de la restauration et de la fabrication d’instruments à cordes (violon, alto, violoncelle, contrebasse). « Il y a un beau patrimoine en France du côté de la restauration d’instruments anciens. A titre d’exemple, les Stradivarius date du XVIIe et XVIIIe siècle », précise Charles-Luc Hommel. Camille Hommel, son fils qui travaille avec lui, est spécialisé dans la fabrication d’instruments.

De beaux instruments réalisés à la main

Et là aussi, il y a un créneau pour cela. « Les musiciens apprécient de plus en plus d’avoir de beaux instruments réalisés à la main. Cela leur permet de posséder un exemplaire unique mais aussi et surtout, une qualité de sonorité. » Dans le domaine de la création, à en croire ce passionné, « la lutherie a beaucoup progressé. Beaucoup de travaux de recherche, d’études ont été réalisés. Les luthiers ont souhaité diffuser leur savoir-faire si bien que nous disposons de photos, de plans etc. »
Ceux qui veulent en apprendre plus sur le sujet peuvent se rendre sur place aux horaires d’ouverture ou profiter d’une journée portes ouvertes de l’atelier qui a été labellisé Entreprise du patrimoine vivant.

Retrouvez chaque semaine dans les Nouvelles Publications un portrait d'artisan, réalisé en parternariat avec la Chambre de métiers et de l'artisanat régionale.

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