AccueilEconomieHervé Bourdon : « Le but premier de Shake, c'est de travailler le réseau »

Hervé Bourdon : « Le but premier de Shake, c'est de travailler le réseau »

Shake, c'est le rendez-vous annuel du e-commerce de la région. Pour cette troisième édition, la Thank You Economy sera mise à l'honneur. Entre conférences, ateliers et rendez-vous d'affaires, le programme de la journée sera chargé. Hervé Bourdon, cofondateur avec Jacques Froissant, revient sur un événement en pleine expansion.
Hervé Bourdon : « Le but premier de Shake, c'est de travailler le réseau »
Maxime M - Hervé Bourdon, co-organisateur de Shake your e-commerce

Economie Publié le ,

Les Nouvelles Publications : Pour cette troisième édition, vous avez choisi comme thématique TheThankYouEconomy. Qu’est ce que c’est ?
Hervé Bourdon : C’est la relation client sous l’angle de la gratitude. Une transaction commerciale, c’est un échange entre deux personnes. Et le commerçant doit - ou peut, ça dépend - manifester sa reconnaissance envers son futur client. C’est ce qui fait que cette relation commerciale peut être réussie.

Derrière la gratitude, il y a un point clé, c’est l’intention. C’est l’expression d’une bienveillance et d’une écoute de son contact. Ce n’est pas un point sur lequel on est toujours très fort en France. On peut par exemple parler du sourire. Mais dans un monde de gens planqués derrière leurs ordinateurs, ce n’est pas un détail.

Pourquoi avoir choisi cette thématique ?
Elle est venue naturellement pour cette troisième édition parce qu’elle complète ce qu’on a abordé les années précédentes : beaucoup de techno, de commerce… Mais là, il s’agit de la question de la recherche du sens. Donc cette année, on voulait faire un peu de philo, j’aime bien ça. On voulait vraiment se pencher sur les questions de motivation, d’amélioration de la relation.

Jacques Froissant qui est le co-oganisateur avec moi, est lui dans le recrutement [Altaïde Recrutement, ndlr]. Et l’aspect humain est plus que jamais important, même si ça peut paraître banal de le répéter. On a tendance à l’oublier car qui dit e-quelque chose dit tout robotiser, tout automatiser. Mais ce n’est pas la réalité.

Plus largement, Shake a été créé en 2014. Pour quelles raisons ?
L’idée est venue d’une part de la communauté de commerçants en ligne Ecom Provence. Le vœu de ces commerçants était de pouvoir rencontrer des mentors, d’avoir des exemples, de discuter avec des gens beaucoup plus expérimentés qu’eux. Et de pouvoir étendre leur réseau.

L’autre point est une question territoriale. Il fallait toujours aller à Paris, à Londres ou ailleurs pour pouvoir faire du business. Il était temps que cela cesse ! Montpelliérains, Toulonnais, Marseillais ou Aixois, on se retrouvait à Paris entre nous, alors qu’on se voyait peu dans l’année. Et on a trouvé ça complètement stupide.

Un jour j’ai lancé l’idée de se rassembler en Camargue et de faire venir des fournisseurs. Il y a un premier sponsor qui m’a dit : « voilà 3000 euros, on va se débrouiller avec » . On s’est retrouvé la première année avec 20 exposants et 400 visiteurs, et le double l’année d’après.

400 visiteurs la première année, 900 pour la deuxième édition. Comment vous expliquez ce succès ?
J’espère que ça répond à une attente. D’autre part, on essaie d’améliorer l’édition, avec des plateaux de speakers intéressants, des ateliers qui soient assez riches en savoirs. Et il y a cet aspect relationnel. On est une place de marché, c’est un point essentiel. On ne parle pas de « foire » mais c’est un peu ça : les acheteurs et les fournisseurs se rencontrent. C’est le but premier de Shake : travailler le réseau.

La suite de cette interview est à lire dans les pages des Nouvelles Publications. Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos abonnements (à partir de 55/an).

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