AccueilEconomieGroupement des entreprises de Ouest Etang de Berre : la feuille de route de Marie Wattez

Groupement des entreprises de Ouest Etang de Berre : la feuille de route de Marie Wattez

Le 1er janvier 2023, Marie Wattez prendra la présidence du Groupement des entreprises de Ouest Etang de Berre (GEOEB). Un territoire où s’accumulent plusieurs projets stratégiques pour la Métropole Aix-Marseille Provence.
Marie Wattez succèdera officiellement à David Delaunay le 1er janvier 2023 à la présidence du GEOEB.
Christine Criscuolo (Yellow Studio) - Marie Wattez succèdera officiellement à David Delaunay le 1er janvier 2023 à la présidence du GEOEB.

Economie Publié le , Propos recueillis par Jean-Christophe BARLA

Les Nouvelles Publications : En dehors de vos futures activités de présidente du GEOEB, quelle entrepreneuse êtes-vous ?

Marie Wattez : Issue du nord de la France, je suis arrivée dans le Sud en 2010, après un parcours comme directrice marketing d’une entreprise de conseil en informatique. Mon entreprise, MVA Conseil, s’est développée sur l’accompagnement en marketing de manière externalisée de différentes structures. Je me suis rapprochée ensuite de Corinne Pennachio qui détenait une agence de communication à Sausset-les-Pins. Il y a trois ans, nous avons uni nos expertises respectives sous l’enseigne Execo Conseil, principalement pour une clientèle du pourtour de l’étang de Berre. Nous sommes trois à travailler sur de la stratégie de marque, de l’identité visuelle, des supports de communication.

Quel regard portez-vous sur ce territoire où vous vous engagez désormais plus fortement ?

Je viens de Boulogne-sur-Mer, j’ai étudié à Dunkerque, j’affectionne particulièrement les régions avec une culture industrielle, parce que, malgré les préoccupations que l’industrie suscite dans les populations, elle reste pourvoyeuse d’emplois et d’activités économiques. Il m’a paru naturel, dès 2013, de me rapprocher de clubs d’entreprises, d’abord sur la zone Aix-Marseille, puis en adhérant au GEOEB. Je ne voulais pas m’engager seulement pour grossir des rangs, mais pour voir comment faire avancer les choses. Je suis entrée ensuite au conseil d’administration, puis au bureau depuis la fin 2019. Je trouvais que si les grandes entreprises jouaient leur rôle pour défendre leurs activités, une myriade de petites sociétés se battaient comme elles pouvaint et pour faire valoir leur potentiel vis-à-vis de la communauté du Pays de Martigues. Il m’importait de tenter d’instaurer un lien de confiance, faire en sorte qu’il n’y ait pas un camp contre l’autre et apporter ma contribution pour fédérer des entreprises de toutes tailles sur des projets communs. Beaucoup de travail a été accompli par le GEOEB. Aujourd’hui, chacun se comprend mieux. L’émergence du pôle entrepreneurial Mikado pour la création et le développement des entreprises en atteste. Rien n’est jamais acquis mais dans ce changement de discours et de regard porté par la collectivité, le GEOEB a sa part…

Qu’est-ce qui vous a incitée à gagner encore en responsabilités ?

Avec David Delaunay, le président, Hervé Langlois, le vice-président, et les autres membres du bureau, nous avons toujours travaillé en équipe. David a voulu passer la main après deux mandats. Sans désir d’hégémonie, ni défi personnel, j’ai pensé que c’était le bon moment et les autres administrateurs, les adhérents aussi puisqu’ils exprimaient leur confiance et me sentaient prête. L’association compte plus de 80 adhérents, j’ai envie d’entraîner d’autres dirigeants à nous rejoindre. La soirée de gala du 8 novembre a attiré 180 personnes, c’était important de la réussir. Des entrepreneurs du club OPEn (Ouest-Provence Entreprises) à Istres, de Salon-de-Provence, de la métropole… sont venus. Nous voulons tous œuvrer en bonne intelligence pour faire grandir ce territoire.

Sur quels axes prioritaires entendez-vous agir et comment ?

Nous voulons d’abord identifier les projets qui ont besoin d’aide, de mise en relation… Le GEOEB doit être le pivot qui facilite les choses pour les réaliser. C’est un travail de fond que de s’imposer comme un rouage dans les relations entre public/privé, individuel/collectif… et de se mettre à l’écoute de chacun. On ne peut pas aller chercher tout le monde tout le temps. Il faut aussi que les dirigeants, les élus viennent naturellement vers nous pour recueillir notre perception sur les synergies à déployer.
Nous pouvons rencontrer des problématiques différentes mais nous sommes tous dans le même écosystème. Avec nos complémentarités, nous pourrons initier des projets d’économie circulaire, décloisonner, investir, pourquoi pas, les questionnements sur les énergies, les recrutements... Par exemple, le GMIF [Groupement maritime et industriel de Fos et sa région, NDLR] intervient beaucoup sur la valorisation de l’industrie, le GEOEB rassemble plutôt des services à l’industrie : nous devons nous parler.
Nous souhaitons que des salariés des grands groupes et de PME nous fassent remonter les difficultés qu’ils rencontrent afin que nous puissions imaginer des solutions. Par exemple sur la mobilité, le plus gros chantier de la Métropole sans doute, il y a une multitude de pistes à explorerensemble : covoiturage, transport à la demande, transport en commun, pistes cyclables ou encore le RER métropolitain qu’encourage le président de la République et qui aurait un impact essentiel sur notre territoire… Le GEOEB doit être le lieu de collecte des besoins, de partage des bonnes pratiques, d’expression des choix potentiels à adopter, à partir des liens noués sur le terrain. Notre force de groupement d’entreprises réside dans cette capacité à interpeler les institutions, à maîtriser les canaux appropriés de contacts… Nous n’avons pas de combat militant à mener mais une vraie détermination à traiter les sujets.

Voyez-vous déjà des projets susceptibles de mobiliser largement ?

Nous avons un point de vigilance sur la zone Ecopolis à Martigues et les impacts du plan de prévention des risques technologiques ainsi que sur le projet d’extension d’Ecopolis, évoqué depuis longtemps, qui permettrait de donner un peu d’air sur le plan foncier. Le ramassage des déchets va également nous préoccuper. Les entreprises ne semblent pas très mobilisées sur le dossier, nous allons les sensibiliser car elles vont être concernées et doivent participer à la recherche de solutions adaptées. Nous sommes également impliqués sur le réaménagement de la zone autour du canal de Caronte à Martigues. Nous avons une voix à porter.

L’acceptabilité de l’industrie, un sujet pleinement dans l’actualité, en est-elle un pour le GEOEB ?

Nous ne sommes pas associés au laboratoire territorial, c’est OPEn qui l’est, mais nous sommes dans la même vision. L’industrie est primordiale sur ce territoire. Nous voulons valoriser ce qui existe déjà et le faire progresser avec les activités qu’il pourrait accueillir, parce qu’elles seront génératrices de rayonnement.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 03 février 2023

Journal du03 février 2023

Journal du 27 janvier 2023

Journal du27 janvier 2023

Journal du 20 janvier 2023

Journal du20 janvier 2023

Journal du 13 janvier 2023

Journal du13 janvier 2023

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?