AccueilEconomieGilles Bertrand : « Le sens du cluster Grand Marché de Provence est de chasser en meute »

Directeur du cluster Grand Marché de Provence Gilles Bertrand : « Le sens du cluster Grand Marché de Provence est de chasser en meute »

Le projet de Grand Marché de Provence à Châteaurenard qui consiste à redéployer le Marché d'intérêt national (MIN) doit être opérationnel en 2023. Son cluster veut rassembler tous les acteurs susceptibles d'apporter leur pierre aux ambitions affichées, comme l'explique son directeur Gilles Bertrand.*
Gilles Bertrand : « Le sens du cluster Grand Marché de Provence est de chasser en meute »
J.-C. Barla - Gilles Bertrand explique les objectifs du cluster Grand Marché de Provence qu'il dirige.

Economie Publié le ,

Les Nouvelles Publications : Que représente aujourd'hui le cluster Grand Marché de Provence (GMP) ?
Gilles Bertrand :
J'ai été recruté en septembre 2019 alors que j'étais directeur du Marché de Gros de Perpignan et un interlocuteur de Saint-Charles Export, groupement de 200 entreprises pesant plus d'1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Ma mission est de contribuer à l'expansion du cluster GMP, en lien avec le projet de restructuration et déploiement de l'outil MIN, pour associer les entreprises ayant vocation à en être parties prenantes.
Le cluster compte à ce jour 52 entreprises pour 325 millions d'euros de chiffre d'affaires et 2 100 emplois. L'objectif est de parvenir à rassembler 100 entreprises pour 800 millions d'euros de chiffre d'affaires et 3 500 salariés. Sept collèges constituent le cluster : les producteurs, près de la moitié des adhérents actuels, le négoce, la distribution, la logistique, les industries agroalimentaires, les services et les institutions. Même des sociétés qui ne prévoient pas de s'implanter sur le futur MIN doivent pouvoir réfléchir à son devenir et le co-construire.


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Comment le cluster fait-il la promotion du futur Grand Marché de Provence ?
Les salons professionnels sont une « zone de pêche » privilégiée, en particulier Fruit Logistica à Berlin et Fruit Attraction à Madrid, parce que tous les grands opérateurs nationaux et internationaux s'y retrouvent. Nous sommes présents sur ces événements. Notre idée est de répondre instantanément, avec des solutions et des partenaires ciblés, à toute demande provenant, par exemple, d'un importateur qui voudrait s'approvisionner en Provence en produits biologiques. Producteurs, logisticiens, banques, juristes, assureurs… On lui met en face des interlocuteurs. On lui explique les coûts, les délais, les procédures. C'est le sens même de ce cluster que de chasser en meute.

Quelles priorités dans votre plan d'actions 2020 ?
Nous avons défini cinq axes « Territoire », qualité, accueil, emploi, reconnaissance, durable, et seize actions pour les décliner. Nous voulons qualifier notre offre, en permettant aux entreprises de se faire certifier dans leur domaine, par exemple pour la production, en niveau 3 de Haute Valeur Environnementale. Pour le négoce, la distribution, la transformation, nous accompagnons les entreprises sur les référentiels internationaux IFS (International Food Strandard) et BRC (British Retail Consortium). Ces certifications constitueront demain un minimum requis pour produire et commercialiser. La responsabilité sociétale des entreprises nous tient aussi à cœur.

Pour le futur pôle transformation, nous avons lancé un appel à manifestation d'intérêt avec la CCI du Pays d'Arles, Bio de Provence et la Chambre d'agriculture pour cibler des acteurs intéressés par cette activité, dans le bio ou sur d'autres lignes de produits. Nous pourrions envisager la création d'ateliers mutualisés dont des entreprises loueraient les outils pour leurs prestations. Nous travaillons avec l'Ifria sur la formation de jeunes aux métiers de la transformation. Nous réfléchissons à une plateforme digitale, sous forme de market place, à des navettes propres, biogaz ou hydrogène, pour la logistique du premier et dernier kilomètre, à la réduction des plastiques ou du gaspillage alimentaire… Notre ambition n'est pas d'écraser, mais bien de mieux servir et valoriser ce bassin provençal.

* Interview réalisée avant la période de confinement.

Chiffres-clés MIN de Châteaurenard

Pôle logistique : 7 hectares

Cœur de MIN Grand Marché de Provence : 35 hectares

Pôle de transformation : 4 hectares

Investissement estimé (public-privé) : 100 millions d'euros

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