AccueilEconomieGérard Ivars : "Les membres des conseils syndicaux ont souvent un rôle ingrat"

Gérard Ivars : "Les membres des conseils syndicaux ont souvent un rôle ingrat"

Un peu plus de 500 acteurs de copropriétés se sont retrouvés au Parc Chanot, le 20 mai, pour participer à la journée des conseils syndicaux, organisée par l'UNIS et présidée par Gérard Ivars.
Gérard Ivars :
F. D. - Gérard Ivars, président de l'UNIS Marseille

Economie Publié le ,

Charges impayées, hausse des incivilités, nouvelles obligations avec la loi Alur et rencontres avec des professionnels… L’ordre du jour de la journée des conseils syndicaux, organisée par l’Union des syndicats de l’immobilier était chargé. Si le matin était réservé aux cabinets adhérents à l'organisation, l’après-midi était ouverte aux conseils syndicaux, composés de bénévoles, élus en assemblée générale. « Cette journée a pour ambition d’apporter des informations précises aux conseils syndicaux qui ont un rôle capital : celui d’assister le syndic et de contrôler sa gestion » explique Gérard Ivars, le président de l’UNIS Marseille.

Nouvelles Publications : Que viennent chercher les participants à cette journée organisée par l'UNIS ?
Gérard Ivars : Des informations pratiques, avant tout, et des formations juridiques sur le fonctionnement des copropriétés et conseils syndicaux. Elle s’adresse notamment aux conseils syndicaux. Il ne faut pas oublier que les syndics de copropriété travaillent avec conseils syndicaux composés de particuliers qui ne sont pas des professionnels. Il y a donc des connaissances à harmoniser et un langage commun à avoir pour se comprendre.

Justement, ces conseils syndicaux arrivent-ils à se renouveler, et à trouver des bénévoles, en période de baisse de l’engagement ?
Effectivement, c’est difficile. Les membres des conseils syndicaux ont souvent un rôle ingrat : ils doivent faire respecter le règlement en n'ayant aucun pouvoir de police et en habitant sur place. S’ils font des remarques à des résidents qui commettent des incivilités, ils peuvent faire l’objet de réponses ou pressions pas toujours agréables. Les habitants ne font pas la différence entre le conseil syndical, bénévole et le syndic.

Faire appliquer un règlement de copropriété sans avoir aucun pouvoir ou presque, c’est mission impossible ?
Effectivement. La loi leur donne une mission mais pas les moyens de l’appliquer ni d’intervenir… Ils se retrouvent donc démunis au moment d’agir. Il y les courriers recommandés, mais certains résidents ne les ouvrent pas ou n’en tiennent pas compte. Et la police ne peut pas intervenir pour toutes les incivilités.

Retrouvez l'intégralité de cet article dans le numéro 9898 des Nouvelles Publications (parution le 3/05/2016). Pour vous abonner, cliquez ici.

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