AccueilEconomieGémenos : « Obtenir le label Parc+ serait une reconnaissance pour les entreprises »

Gémenos : « Obtenir le label Parc+ serait une reconnaissance pour les entreprises »

Antoine Buttigieg, adjoint délégué à l'économie de la ville de Gémenos, évoque le projet de La cour des Granges et l'engagement de la commune pour que son parc d'activités soit labellisé Parc +.
Gémenos : « Obtenir le label Parc+ serait une reconnaissance pour les entreprises »
J.-P. Enaut - Antoine Buttigieg, adjoint délégué à l'économie de la ville de Gémenos.

Economie Publié le ,

Les Nouvelles Publications : La ville a réussi avec la Cour des Granges (voir encadré) un bel exemple de réhabilitation urbaine. Quelle est la nature de ce projet ?
Antoine Buttigieg : Il s'agit d'un magnifique espace situé dans les anciennes dépendances du château d'Albertas, qui est devenu l'hôtel de ville. A présent, une douzaine d'entreprises sont installées au sein même de cet aménagement classé.

C'était un projet qui germait depuis longtemps. Quel était le parti pris ?
Nous avions la volonté de mettre en place, à l'entrée de la ville, un centre à ciel ouvert avec des commerçants et des artisans de qualité, totalement distincts de ceux que l'on trouve dans le centre du village. Nous avons reçu de multiples candidatures et nous avons travaillé en étroite liaison avec Pays d'Aubagne La Ciotat Initiatives (PACI) pour sélectionner des porteurs de projet fiables.
L'équipe a aussi aidé d'autres entreprises à s'installer dans le centre du village comme une épicerie ou une presse. Elle intervient également dans le parc d'activités ou sur la zone artisanale de Fontmagne. Entre quinze et vingt entreprises sont créées ou reprises chaque année sur la commune.

Quel était l'apport de la ville pour ces nouveaux commerces ?
Les commerçants sont locataires. Les loyers sont dans l'ensemble à des prix modérés et la ville n'a pas demandé de droit d'entrée, ni de porte ni de droit au bail. L'aménagement est à la charge des commerçants. Le premier mois de loyer est pris en charge par la mairie. La ville a offert les mois de fermeture pendant la crise ainsi que les terrasses des restaurants.

La ville dispose également d'un parc d'activités... 
Créé en 1989, il comprend, sur 80 hectares, 275 entreprises, de toutes tailles et secteurs, avec un effectif global de plus de 4 000 emplois. Créée simultanément au parc, l'Association du parc d'activités de Gémenos, présidée depuis juin 2021 par Jean-Luc Vidal, gérant de Somac, accueille les propriétaires ainsi que les cotisants volontaires représentés par les locataires et les entreprises de la commune se situant en dehors de son périmètre. Son objectif est de leur offrir un environnement propice à leur développement économique et social.
En 1994, le parc a été le premier en France à créer une crèche d'entreprise avec 40 berceaux. Ce fut aussi le premier à mettre en place en 1999 une gestion collective des déchets. A ce titre, il a reçu en 2001 un prix du ministère de l'Environnement. Enfin, il a été le premier à élaborer un plan de déplacements inter-entreprise il y a dix ans.

Vous vous engagez à présent dans le label Parc +. Pour quelles raisons ?
Nous avons déjà entrepris, au fil des ans, de nombreuses actions en matière d'aménagement, d'environnement, d'amélioration du cadre de vie, d'éclairage, de signalétique. Nous nous sommes engagés dans la charte Parc + afin d'obtenir le label et prendre en compte l'ensemble des ambitions du cadre référentiel régional de l'aménagement et de gestion durable des parcs d'activités. Nous allons recevoir le 13 septembre une visite du jury qui examinera les différents critères. Ce sera ainsi un label de reconnaissance pour les entreprises.

A l'est de l'Hôtel de ville, se trouvent les Granges qui abritaient les dépendances du château. Le bâtiment de 4 000 m2 forme un vaste ensemble implanté autour d'une cour carrée pourvue d'un bassin avec jet d'eau. Ce lieu qui faisait l'objet d'une réflexion d'aménagement a donné lieu à un vaste projet de restauration. « La ville a modifié le bâti pour accueillir, en rez-de-chaussée, une douzaine de locaux à vocation artisanale et commerciale », explique Antoine Buttigieg. Sélectionnés en étroite relation avec PACI, les candidats ont proposé des projets répondant aux critères exigés par la ville. « Notre choix reposait sur des enseignes indépendantes, des projets d'artisanat d'art et surtout sur des commerces qui ne soient pas en concurrence avec ceux existant déjà dans la ville », souligne Céline Fourcade, directrice générale du PACI.

Dès septembre 2019, Sylvie Alexanian crée son activité appelée Beau M Store. Au fil du temps, d'autres commerçants s'installent dans ce lieu atypique tels que le Centre Inaya et Comme un sixième sens, proposant, tous deux, des soins de bien-être, Atelier Biscott, un atelier et une boutique de céramique, la cordonnerie des Granges, Gem Optic avec une activité de fabrication et de vente de lunettes. Deux autres s'installent par la suite, le Comptoir des Granges, cave à vin et épicerie fine, puis, en juillet 2020, la Madeleine de Marcel, café littéraire et salon de thé. Enfin, une boulangerie et un coiffeur ont pris position à proximité du célèbre restaurant Le Fer à cheval.
Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?