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Financement de l'entreprise : ouvrir son capital pour réussir

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Financement de l'entreprise : ouvrir son capital pour réussir

La commission "Chiche j'ouvre mon capital" de la Cefim a organisé, dans le cadre du Salon des entrepreneurs de Marseille, une conférence consacrée au financement de l'entreprise. Des investisseurs et entrepreneurs régionaux témoignent de ce moment crucial pour l'entreprise.

Pour Jérome Borie, président de la commission Cefim Chiche j’ouvre mon capital,  pas de doute, « beaucoup de PME ne grandissent pas faute d’augmentation de capital ». Pour autant, il reconnaît que « ce n’est pas aisé de partager son bien le plus précieux avec un inconnu ». Des questions techniques, juridiques et personnelles entrent donc en jeu. Et il est important d’aborder cette question avec beaucoup de sérieux.

Des risques partagés

Le choix du partenaire figure parmi les étapes fondamentales pour une entreprise candidate à l’ouverture de son capital. Première règle à suivre : prendre son temps. « Il faut choisir les différents acteurs, les contacter, les sélectionner. L’idée est d’avoir un bon feeling, une vision de l’avenir commune pour la société », confie Daniel Vassallucci, président de Mapping Control. Le rendez-vous Angels café organisé à Marseille par Provence Business Angel est un bon endroit, par exemple, pour favoriser les rencontres entre des entrepreneurs avec des bons projets et des petits investisseurs.

Attirer un investisseur

Dans tous les cas, comme le précise Daniel Vassallucci, « il faut se dire que c’est une période positive quelle qu’en soit l’issue. En effet, pour attirer un investisseur, il convient de bien formaliser son offre, de savoir la remettre en question pour bien la vendre. C’est loin d’être simple et il faut s’accrocher. Parfois, vous avez l’impression que vous atteignez votre but et une petite chose remet tout en cause. Et pendant ce temps, vous continuez à piloter votre entreprise. » Il faut dire que le chef d’entreprise n’est pas le seul à prendre un risque. L’investisseur s’embarque dans la même galère ! « Il est important de bien comprendre la technologie proposée par la société et d’anticiper le développement du marché », souligne Jean-Michel Sibué, directeur associé chez Finadvance. Et comme le rappelle Damien Garau, chargé d’affaires chez Connect, « on n’investit pas dans une entreprise mais dans un entrepreneur. Nous nous associons à lui. »

Une histoire de rencontre

Il est clair que tout commence par une rencontre. Gil Vaugelade, à la tête d’Aptafêtes, se souvient très bien de ce jour où il a rencontré son investisseur : « Un ami commun nous a présentés. C’est rassurant et cela fait gagner beaucoup de temps. » Son choix a ainsi été facilité. D’autant plus qu’il avait une idée bien précise de ce qu’il recherchait :

« à partir du moment où je perdais mon indépendance en faisant entrer un fonds de manière majoritaire faute de sous, je voulais un acteur avec un ADN commun au mien. C’est pour cela que Connect m’a plu. Ce fonds est dirigé par des anciens chefs d’entreprise. Nous nous comprenons. »

Il n’existe pas de moment clé pour faire ce type d’opération. L’idée de la commission Chiche j’ouvre mon capital est que le chef d’entreprise dispose de tous les éléments nécessaires et des contacts importants pour faire son choix le moment voulu. L’idée est aussi de mettre en avant les nombreux professionnels et acteurs locaux susceptibles d’aider l’entreprise : business angels, fonds d’investissement, banques d’affaires…

La sortie de l'investisseur

Autre sujet abordé durant cette manifestation, la sortie d’un investisseur. Plusieurs situations existent. Soit l’entreprise a suffisamment progressé pour que le business angel se retire avec des fonds, soit l’entreprise souhaite lever à nouveau de l’argent mais pour des montants plus importants. Un fonds d’investissement entre alors dans l’opération, parfois à la place du business angel. Dans certains cas, l’entreprise cesse son activité. L’entrepreneur et le business angel sortent perdants.




Frédéric DELMONTE
Journaliste

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