AccueilEconomieFermeture des bars et restaurants : à Marseille, la révolte monte

VIDEO Fermeture des bars et restaurants : à Marseille, la révolte monte

Contestant la décision de fermer les bars et restaurants de la métropole Aix-Marseille Provence, la profession accompagnée du monde économique et politique, s'est rassemblée aujourd'hui à Marseille pour clamer sa volonté de garder les établissements ouverts.

Economie Publié le ,

Un « coup de massue », « c'est catastrophique », « on a tué la profession »... Réunis en masse ce vendredi 25 septembre au matin à Marseille, les restaurateurs ne manquaient pas d'adjectifs pour qualifier la décision du gouvernement de placer la métropole Aix-Marseille Provence en zone rouge « alerte maximale » entraînant la fermeture des bars et restaurants dès ce samedi. Tous contestent cette décision, prise selon eux de façon unilatérale.

Parmi eux, Anthony Beloque, restaurateur marseillais. « Tout ce que l'on demande, c'est de travailler. On nous a demandé de mettre en place des mesures pour le respect des règles sanitaires, c'est ce que nous avons fait. Plutôt que de fermer l'ensemble des établissements, mieux vaut sanctionner ceux qui ne respectent pas ces règles », s'insurge-t-il, derrière un masque blanc portant le logo de l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie).

C'est d'ailleurs cette dernière qui est à l'origine de cette mobilisation. Et l'ensemble du monde économique (CCI, UPE, CPME...) et politique (communes, métropole) a répondu présent à son appel pour parler d'une seule voix sur les marches du tribunal de commerce de Marseille. Un lieu « symbolique » qui n'a pas été choisi au hasard puisque « c'est ici que viennent les entreprises quand elles doivent déposer le bilan », lance au mégaphone Bernard Marty, président de l'Umih des Bouches-du-Rhône. « C'est dès ce jour que part la révolte marseillaise pour s'opposer aux comportements qui nous sont imposés par ce gouvernement. »

« Restons ouverts »

« Nous refusons de servir de variable d'ajustement. Si Marseille est un cluster, alors que l'on prenne des mesures de confinement. Que l'on ferme les restaurants mais aussi les centres commerciaux, etc. », gronde Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l'Umih 13.

En plus de la colère, l'incertitude règne. Toutes les villes de la métropole seront-elles concernées par ces mesures ? Et que signifie « samedi », est-ce que cela implique une fermeture dès vendredi soir ou seulement samedi soir ? « Nous n'avons toujours pas les contours de l'arrêté, le préfet non plus », explique Frédéric Jeanjean. Une réponse devrait cependant être apportée dès cet après-midi puisque le ministre de la Santé, Olivier Véran, sera en déplacement à Marseille tout comme Alain Griset, en charge des petites et moyennes entreprises.

Rendez-vous est donc pris à La Timone, à 14 h 30 pour « aller crier », selon les mots de Bernard Marty, à Olivier Veran « Restons ouverts ». Certains appelant d'ailleurs à ne pas fermer leurs portes, même si l'interdiction tombe. Et Frédéric Jeanjean de prévenir : « Il se peut que la colère se transforme en révolte. »

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