AccueilEconomieEsso va investir 5 millions d’euros en 2022 à Fos-sur-Mer

Esso va investir 5 millions d’euros en 2022 à Fos-sur-Mer

Excellence opérationnelle, réductions des émissions, sécurité… La raffinerie Esso voit les investissements légèrement remonter cette année, en attendant mieux pour demain grâce à la décarbonation de ses activités.
Esso va investir 5 millions d’euros en 2022 à Fos-sur-Mer
Esso - Avec 5,1 millions de tonnes de pétrole brut traitées en 2021, la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer représente 10% de la capacité de raffinage en France.

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Avec 5,1 millions de tonnes de pétrole brut traitées en 2021, la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer représente 10% de la capacité de raffinage en France. Celle de Gravenchon, en Normandie, pèse le double avec 10,2 millions de tonnes traitées. « Elle est un acteur clé dans l’approvisionnement du sud de la France », a déclaré Charles Amyot, président d’Esso SAF depuis 2021, en présentant les résultats de l’exercice passé, marqué par la reprise de la demande après une année 2020 inédite par les lourdes conséquences de la pandémie sur la consommation mondiale et les performances financières du groupe.

Au second semestre 2021, l’unité implantée sur la zone industrialo-portuaire a atteint un taux d’utilisation de plus de 86%, avec des marges de raffinage en hausse et « des résultats de sécurité de classe mondiale », assure le dirigeant, en saluant le travail accompli par le directeur du site, Luc Van Vooren. Et s’il n’est pas entré dans les détails de la répartition entre Fos et Gravenchon, il se réjouit de « la baisse significative des hydrocarbures envoyés à la torche, la plus faible jamais enregistrée », un sujet hautement sensible dans le golfe de Fos et autour de l’étang de Berre.

Préparer un avenir bas carbone

Malgré la nette amélioration de son bilan financier avec un résultat opérationnel ajusté de 184 millions d’euros et un résultat net de 573 millions d’euros alors que 2020 s’était conclue sur des éléments très négatifs, Charles Amyot souligne que l’environnement mondial demeure encore trop bouleversé par les conséquences de la pandémie et les incertitudes que fait naître le conflit entre la Russie et l’Ukraine pour reprendre le rythme d’investissement connu dans les années 2018 (124 millions d’euros) et 2019 (112 millions d’euros), en comptabilisant la capitalisation des coûts d’arrêts planifiés.

Esso adapte ses investissements au contexte pandémique

En 2020, ce volume est tombé à 38 millions d’euros, puis 31 millions d’euros en 2021 dont 3 millions d’euros à Fos-sur-Mer. En 2022, le budget repart néanmoins en progression, avec 49 millions d’euros envisagés sur les mêmes bases mais près de la moitié (20 millions d’euros) est affecté à l’unité de Gravenchon. Fos devrait pouvoir compter sur 5 millions d’euros. Un montant qui pourrait progresser à l’avenir puisque le groupe s’engage dans la transformation de son outil industriel pour l’inscrire durablement dans « un avenir bas carbone ». « L’hydrogène, le captage et le stockage de CO2 offrent des perspectives de marché intéressantes sur des compétences maîtrisées par le groupe. Nous voulons avancer sur ces solutions. »

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