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Cefim Reprendre une entreprise : quand, comment et à quel prix ?

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Reprendre une entreprise : quand, comment et à quel prix ?
Georges Majolet - Pour Marc Chamorel (au pupitre), directeur de la rédaction de Reprendre & Transmettre magazine, c'est le bon moment pour reprendre une entreprise.

Reprendre & Transmettre magazine, en partenariat avec la CCI Marseille Provence (CCIMP), le CRA (Cédants et repreneurs d'affaires) et la Cefim, a organisé fin mai cet événement annuel.

L'édition phocéenne du Tour de France de la transmission d'entreprise dans sa version 2018 s'est adressée spécifiquement aux repreneurs, personnes physiques, et aux professionnels de la transmission. A la tribune, une dizaine d'invités a tenté de répondre à des interrogations fondamentales telles que : est-ce le bon moment pour reprendre une entreprise ? Comment s'arrêter sur la bonne cible ? Quel est le prix idéal ?

Avant d'entrer dans le vif du débat, Georges Salles, du CRA (Cédants et repreneurs d'affaires) délégation Aix-Marseille-Aubagne, a dressé le portrait-robot du repreneur, suite à une étude réalisée auprès des adhérents de l'association nationale.

« C'est un homme (7 % de femmes) qui a 48 ans en moyenne au moment où il reprend une PME, 41 ans lorsqu'il s'agit de TPE. Il est diplômé d'un bac + 5. Son apport est de 250 k€. 50 % des repreneurs achètent dans leur département. Et 80 % dans leur région. »

Ce qui est certain pour Marc Chamorel, directeur de la rédaction de Reprendre & Transmettre magazine, c'est que « les banquiers sont prêteurs. Et il y a ici des fonds régionaux et des fonds nationaux avec des bureaux à Marseille ou Aix. Enfin, les conseils spécialisés ne manquent pas ». A la question « est-ce le bon moment pour acheter ? », la réponse est donc oui, d'autant plus que selon lui « les prix sont encore doux, les taux d'intérêts sont bas. Et on constate une abondance des capitaux dans les fonds de proximité »

Bon prix ?

Sur le sujet sensible du prix, Fabienne Hanras d'Eurallia Finance rappelle tout de même que « le prix attendu par le dirigeant n'est pas toujours rationnel. Il est souvent affectif. Du coup, il peut être surévalué et freine alors la transmission de l'entreprise ». Même écho du côté de Jean-Michel Carles, d'Eurallia Finance également : « Parfois, la valeur proposée correspond au double de celle payée à la fin. Il faut laisser le temps au temps. » Autre problème cette fois-ci soulevé par le repreneur Fabien Sarrazin :

« J'ai croisé des cédants qui ne voulaient pas vraiment vendre. Mais aussi des cédants qui me mettaient en compétition avec des propositions émanant de personnalités morales et donc avec du cash à mettre en avant. »

Parmi les conseils avancés, le repreneur Gérard Buchet a raconté à l'assistance qu'il avait « passé beaucoup de temps à analyser les entreprises à vendre mais aussi leurs concurrents ».

Pas de désillusion

Une fois l'entreprise retenue, la banque a besoin de certaines conditions et notamment, explique Dominique Velay de la Caisse d'épargne Cepac, « une stratégie claire et nette et un prix de marché ». Il faut dire que si beaucoup d'entreprises sont à vendre, la plupart sont de petite taille avec moins de 10 personnes. Le risque est fort. « Lorsque vous ajoutez à cela le fait que le repreneur vienne de l'extérieur et ne fasse donc pas partie du management en place, vous augmenter le risque », précise Eric Neuplanche du fonds Capital Croissance.

Une fois l'opération achevée, il convient donc de se souvenir, comme le précise Guy-Hubert de Fougères de Capital Croissance, que « l'envie de bien faire peut pousser à de l'irrationnel ». Avant toute chose, il faut donc rester dans les clous stratégiques et sauvegarder les critères financiers. La première année, il n'est pas rare de perdre de l'argent car la désillusion peut être grande pour les autres salariés, les clients et/ou les fournisseurs. Le repreneur Joris Staes est clair sur le sujet :

« Je n'avais planifié aucune croissance pour la première année afin de bien connaître les hommes et la société. La deuxième année est consacrée à la modernisation digitale de la société. Et j'envisage une croissance pour la troisième année. »

Face à l'inconnu, Fabien de Saint-Seine, avocat associé chez BBLM Avocats, conseille notamment « d'organiser avec le cédant, dès la lettre d'intention, une découverte de l'entreprise et des salariés, notamment les hommes clés ».




Caroline Dupuy
Journaliste

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