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Erwan Lamour : « Le CJD, c'est l'école des dirigeants »

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Erwan Lamour : « Le CJD, c'est l'école des dirigeants »
D.R. - Erwan Lamour est le nouveau président du CJD Marseille à compter du 1er juillet.

Secrétaire général de la société Aplim, éditrice de logiciels (Ecole directe, Charlemagne), Erwan Lamour prend la tête du Centre des jeunes dirigeants de Marseille (CJD Marseille) à compter de ce 1er juillet. Il succède à Edouard Cailleau pour un mandat de deux ans.

Les Nouvelles Publications : Comment présenteriez-vous le Centre des jeunes dirigeants (CJD) ?
Erwan Lamour :
Le CJD, ce n'est pas un réseau d'affaires, c'est l'école des dirigeants et des créateurs d'entreprise. Pas uniquement au niveau pédagogique, formation, avec un professeur ou un intervenant, mais au sens où c'est un lieu de partage, d'échanges, où on vient se challenger. C'est aussi un endroit où on vient poser ses valises, ses difficultés : « Je ne sais pas comment m'en sortir parce que je suis face à une situation que je n'ai jamais vécue, je ne suis pas préparé à ça. » On se trouve avec des personnes qui n'ont pas grand-chose à voir en termes d'activité, mais il y a un effet miroir qui fonctionne bien. On vient prendre des bonnes pratiques : certains se sont plantés avant donc si on peut essayer d'éviter de faire de même et de trouver des solutions. C'est également un lieu d'entraide : ce n'est pas galvaudé de dire que pendant la période du confinement, il y a eu un vrai élan de solidarité entre les membres du CJD.
Enfin, le credo du CJD, c'est « l'économie au service de l'homme », et il ne date pas d'hier mais de sa création il y a 80 ans. Or, je trouve que c'est toujours d'actualité, et d'autant plus aujourd'hui. Le CJD réunit des entrepreneurs qui viennent avec une dimension : le profit, oui, mais comme un moyen, pas comme une finalité. On n'est pas entrepreneur juste pour s'enrichir. La motivation des jeunes dirigeants, c'est aussi de créer de l'emploi sur le territoire, où ils sont très impliqués.

Quelle sera votre feuille de route à la tête du CJD Marseille ?
Ma première priorité, c'est que chaque membre du CJD puisse se dire en fin d'année : « J'ai eu des moments où ça m'a aidé, où j'ai découvert des choses, où ça m'a ouvert les yeux. » Il faut que chacun puisse avoir ces moments d'ouverture, d'échanges, de partage.
La deuxième, c'est un axe important, porte sur l'influence. Je ne parle pas de lobbying, ce n'est pas la question - alors qu'on est plutôt un peu le poil à gratter du patronat. On n'est pas là pour prôner la baisse de la fiscalité des entreprises. Ça, l'union patronale s'en charge très bien et c'est son rôle. En revanche, je souhaiterais qu'on ait un rôle d'influence pour justement, quand on parle de l'économie au service de l'homme, quand on évoque des valeurs de bienveillance, de solidarité, qu'on fasse entendre notre voix au sein des entreprises, du monde économique et au-delà. C'est capital. C'est une dimension qui existe mais que j'aimerais renforcer sur ce mandat.
Enfin, pour la troisième priorité, il y a une forme de corrélation. Sur une ville comme Marseille, on est aujourd'hui 75 adhérents. Ce n'est pas une course à l'échalote mais je pense qu'on a la capacité d'ouvrir le mouvement à un petit peu plus de membres et faire en sorte qu'on ait plutôt 80, 90 ou 100 adhérents.

Aujourd'hui, l'un des sujets d'actualité qui secoue le monde économique, c'est d'imaginer « le monde d'après ». Quel rôle avez-vous envie de jouer dans ce processus ?
Je crois qu'on a vraiment un rôle à jouer sur l'emploi. On est des créateurs d'emplois, on n'est pas les seuls loin de là, mais en tant qu'entrepreneurs et dirigeants, on est vraiment sur cette dimension-là. Pour moi, il faut ouvrir l'accès à l'emploi. Je voyais encore ce matin les différentes catégories de personnes au chômage selon leur typologie, que ce soit les dimensions raciales ou le handicap, et on ne peut être qu'interloqué. Or, nous sommes partenaires de Face [Fondation agir contre l'exclusion, NDLR], on a aussi un mandat d'administrateur au sein du Plan local pour l'insertion et l'emploi parce qu'on est fondateurs du label Empl'itude*, donc on a vraiment ce rôle d'influence à jouer. J'aimerais qu'on puisse le porter sur « le monde d'après » afin de faire bouger les lignes.

* Empl'itude est le premier label territorial en France qui valorise les actions et les bonnes pratiques des organisations en matière d'emploi, de ressources humaines et d'engagement sociétal.




Serge Payrau
Journaliste

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