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En Paca, l'industrie est en ordre de marche

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En Paca, l'industrie est en ordre de marche
J.-C. Barla - L'activité s'est bien maintenue en Provence-Alpes-Côte d'Azur puisque la région affiche un taux d'activité supérieur de 10 % à la moyenne nationale.

L'UIMM Alpes-Méditerranée et les organisations syndicales partenaires du Var, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence ont fait un point sur la reprise d'activité post-confinement.

« Alors que 30 % des entreprises fonctionnaient au début du confinement, elles sont aujourd'hui 95 %, assurant près de 70 % de leur activité, avec environ 45 % de chômage partiel », explique Thierry Chaumont, président de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) Alpes-Méditerranée. L'activité s'est bien maintenue en Provence-Alpes-Côte d'Azur puisque la région affiche un taux d'activité supérieur de 10 % à la moyenne nationale « compte tenu de la diversité de ses filières et de la moindre part qu'occupe la filière automobile. »

Pour accompagner les entreprises, dès le 24 mars, l'UIMM élaborait le tout premier Guide de branche des mesures de prévention du Covid-19 en entreprise industrielle, mis à jour régulièrement. Le télétravail a quant à lui pris une place importante, à l'image de la société STMicroelectronics dont 92 % des salariés ont pu travailler chez eux. Les partenaires des différentes organisations syndicales soulignent d'ailleurs « que le recours au télétravail doit constituer une voie à privilégier après le 11 mai ».

Préparer demain

Au niveau national, l'UIMM a passé une commande de 4 millions de masque, tandis que sa branche Alpes-Méditerranée en a déjà distribué 40 000 auprès de 250 TPE-PME des deux métropoles, Aix-Marseille Provence et Nice Côte d'Azur. Pour rappel, les adhérents UIMM de la filière industrielle représentent 42 000 salariés pour 3 000 entreprises, soit la moitié de l'industrie régionale. « La diligence accomplie en matière de sécurité et la reconnaissance de l'engagement des salariés sont essentielles dans cette période de crise. Ils doivent s'accompagner d'un plan de relance gouvernemental et d'un plan de relocalisation pour amortir la problématique de la reconstitution des carnets de commande et des risques de conséquences importantes pour l'emploi. » En matière de visibilité, quand la filière s'interroge sur « demain », elle évoque l'horizon 2021/2022. « Nous avons du mal à imaginer quand les entreprises tourneront à plein régime. Pour l'aéronautique, il faut même s'attendre à une reprise réelle pas avant 2024 peut-être. »

L'IUMM et ses partenaires s'accordent à dire que le chômage partiel et la formation doivent être accompagnés par le gouvernement au second semestre 2020, ainsi que l'année prochaine. « Au niveau régional, si l'institution subventionne l'investissement de la filière à hauteur de 3 M€, elle devra multiplier ce montant par dix pour 2021 ! ». Dans une « France industrielle de demain forcément différente », l'UIMM compte bien faire entendre sa voix pour éviter la casse.




Alexandra Zilbermann
Journaliste

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