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Ecoslops mise doublement sur la Provence pour sa croissance

Spécialisée dans le recyclage de résidus d’hydrocarbures, l’entreprise sort les premières productions de son unité édifiée sur la plateforme de TotalEnergies à La Mède et met la dernière main à sa Scarabox sur le site d’ADF à Fos.
Ecoslops mise doublement sur la Provence pour sa croissance
J.-C. Barla - La Scarabox, en cours de montage, permet permet de produire des carburants de qualité à partir de résidus pétroliers ainsi que d’huiles de vidange.

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« Notre usine de Sinès au Portugal a déjà recyclé plus de 120 000 tonnes de résidus pétroliers en nouveaux carburants depuis sa mise en service en 2015 et a trouvé sa rentabilité dès 2017. Nous affichons les mêmes ambitions pour notre unité Ecoslops Provence », a confié Vincent Favier, président d’Ecoslops, à l’occasion d’une visite inaugurale le 20 octobre sur la plateforme de TotalEnergies à La Mède.

Ecoslops met de l’huile dans le moteur de son unité de La Mède

Siégeant à Paris, le groupe a investi 20 millions d’euros dans cet équipement qui récupère des résidus d’hydrocarbures de navires principalement (d’où cette implantation à proximité des terminaux du Grand port maritime de Marseille), mais aussi issus d’activités industrielles pour les recycler en bitumes, fioul, gazole, naphta… Une équipe de cinq personnes (exploitation, maintenance, qualité…) supervise son fonctionnement assuré par des collaborateurs de TotalEnergies.

« A Sinès, nous sommes sur nos propres terrains, là nous sommes chez TotalEnergies. Il a fallu s’adapter aux contraintes du site mais nous pouvons bénéficier de toutes les utilités. TotalEnergies est à la fois fournisseur, client et actionnaire d’Ecoslops. Il y a eu une vraie volonté commune pour que ça marche », assure Vincent Favier.

Le groupe énergétique présidé par Patrick Pouyanné détient en effet 25% des parts de la société. Entamés en 2018, les travaux, partiellement perturbés par la crise sanitaire, ont été réalisés à 75% par des entreprises locales et nationales selon le dirigeant qui vise sur cette unité d’une capacité de 30 000 tonnes par an pour un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros. En 2020, Ecoslops a réalisé 5,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, en baisse par rapport à 2019 (8,8 millions d’euros) en raison de la pandémie, mais pour 2021, elle vise 12,5 millions d’euros.

Solution de recyclage « plug & play »

La visite s’est poursuivie à Fos-sur-Mer où ADF finit d’assembler la « Scarabox » imaginée par Ecoslops pour servir un autre type de clientèle. Son procédé permet de produire des carburants de qualité à partir de résidus pétroliers ainsi que d’huiles de vidange. Beaucoup de pays en développement ne disposent pas de solutions pour les recycler et ces déchets sont soit brûlés, soit finissent dans la nature, au détriment de l’environnement dans les deux cas. Transportable dans trois conteneurs de 40 pieds et un quatrième pour le système de pilotage automatisé, la Scarabox dispose d’une capacité de 7 000 tonnes par an. Elle est rapide à installer et facile à exploiter, affirment ses concepteurs, ADF ayant contribué à son design.

C’est Valtech Energy au Cameroun qui a décidé d’acquérir, pour près de 5 millions d’euros, le premier modèle qui devrait lui être livré en fin d’année. « Nous avons des discussions avancées dans plusieurs pays de l’Afrique francophone, au Maghreb ainsi qu’en Martinique et à la Réunion » confie Vincent Favier, convaincu de pouvoir intéresser un grand nombre de clients en manque de solutions dans les pays en développement et zones isolées.

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