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[Dossier] A (deux) roues, c'est mieux !

Le printemps est bien installé et l'été arrive à grand pas… La température remonte, les routes sont sèches et une furieuse envie de liberté pointe son nez. Pourquoi pas circuler en deux-roues ? Dans une agglomération aussi embouteillée que Marseille et sa grande périphérie, passer de quatre à deux roues a du sens. Gain de temps, d'argent, moins de stress…Cette semaine, les Nouvelles Publications a enfourché son sujet pour piloter un dossier, sans dérapage.
[Dossier] A (deux) roues, c'est mieux !

Economie Publié le ,

On a testé "Le vélo" à Marseille

Direction la station la plus proche. Il y en a, selon Marseille Provence Métropole (MPM) qui gère ce service, "tous les 300 mètres". Dans le centre-ville, il n'y a pas à marcher longtemps pour en trouver une. Et bonne surprise, il est rare de tomber sur une station sans machine. Elles sont bien pourvues. Il faut, par contre, regarder l'état des vélos avant de faire son choix. Un conseil : vérifier les pneus, la tige de selle. Pour les freins et les vitesses, malheureusement, il faudra voir à l'usage… Et là aussi, tester les freins avant de se retrouver devant le premier feu rouge.

Mais retour à la borne. Une fois le premier enregistrement effectué et le code obtenu, avec un abonnement mensuel à la RTM, il est très facile de récupérer son vélo. Il suffit de scanner sa carte, de rentrer son code et d'en choisir un. On va le récupérer, on fait les réglages et c'est parti !

F. Delmonte / La ville compte 130 stations et 10.000 vélos disponibles 24h/24 depuis 2013

Les vélos sont agréables à piloter. JC Decaux est en train de les remplacer par des vélos 2 kilos plus légers. Les vitesses suffisantes et la position plutôt droite sur la selle, ce qui permet de voir autour de soi.

Une attitude vitale quand on est un cycliste à Marseille. Parce que si le système de vélo en libre-service marche plutôt bien, la circulation s'avère complexe. Pas assez de pistes cyclables, comportement dangereux de certains automobilistes, stationnement anarchique (sur les pistes cyclables…) Rouler avec un vélo en libre-service demande de la volonté et de la prudence.

Si c'est à déconseiller sur certains axes en hypercentre, l'intérêt de ce système est réel pour se déplacer autour du port, dans le quartier de la Joliette ou vers le Pharo. En sortant du métro, on peut aller plus rapidement à ses rendez-vous, sans prendre de voiture ou de bus. Aux heures de circulation difficile, passer en vélo sera plus rapide.

Notre déplacement terminé, on retrouve une station. Il faut "clipser" le vélo dans sa borne. Un voyant s'allume. Il est rendu. Simple et efficace.


901.262 locations en 2014

Selon les chiffres communiqués par MPM, la fréquentation de ce service a été très forte au moment de son lancement : 1.013.801 locations en 2008. Entre 2008 et 2012, elle a baissé. « Depuis 2012, le nombre d'abonnements annuels est en progression permanente » et « en 2014, le niveau de fréquentation est revenu pratiquement à celui de 2008 » avec 901.262 locations.
MPM analyse ce « renouveau » par la « politique de contrôle, de fiabilisation et modernisation du système, mais également du développement de l'offre tarifaire avec la création du titre combiné RTM et "Le vélo". »
« Cette augmentation a touché à la fois la fréquentation, les locations de courte durée comme les locations longue durée. En effet, fin 2014, on dénombre 11.012 abonnés annuels qui représentent plus de 50% du volume total de locations » communique MPM.

E-cyclette : le salon dédié au vélo à assistance électrique à Aix

M. Debette / La première édition du salon e-cyclette d'Aix-en-Provence, un premier rendez-vous qui a séduit nombre de visiteurs.

Les 26, 27 et 28 juin, c'est au parc des Garrigues de Rognes que se tiendra la deuxième édition du salon e-cyclette.

L'an dernier, Guillaume Clot et Elsa Daullé, de l'agence DCKV, lançaient ce pari un peu fou de créer le premier salon de France dédié aux vélos à assistance électrique (VAE) au parc Jourdan d'Aix-en-Provence. Un coup d'essai qui a démarré sur les chapeaux de roues et s'est transformé en coup de maître. Cette année, c'est sur un terrain plus grand (8 hectares), plus propice aux essais que se déroulera la deuxième édition.

Fortes de ce succès, près de cinquante marques spécialisées sur ce créneau ont d'ores et déjà répondu présent pour permettre aux visiteurs de tester quelque 300 modèles dans des conditions optimales. En effet, des pistes de tests sont mises à disposition pour le VAE de route, comme pour la version VTT, à assistance électrique bien sûr. Aux côtés des marques nationales et internationales, des start-up ultra-innovantes seront présentes. A l'image de Nawa Technologies, entreprise de Gardanne, qui travaille sur des batteries au graphène (nanotube de carbone) qui se rechargent en quelques secondes. L'objectif étant de proposer une offre complète autour de ces vélos encore trop peu présents sur nos routes ou nos collines (le marché du vélo à assistance électrique ne représente même pas 5% du marché du cycle). Même si la pratique du VAE se fait de plus en plus sa place sur les territoires du Luberon, du Verdon ou encore des Alpilles où ce mode de déplacement s'organise, notamment par une offre accrue chez les loueurs. Les organisateurs espèrent bien rallier encore plus d'urbains et de sportifs, de jeunes et de seniors, de célibataires et de familles à la culture vélo ou simplement curieux d'en savoir plus sur ces nouvelles montures qui ne se limitent pas forcément uniquement à la balade.


Rouler en deux-roues : pour ou contre ?

Infographie Esther Griffe

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