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Digital art club, le mécénat d'entreprise 2.0

En créant le Digital art club (DAC), lancé le 15 mai dernier, neuf entreprises marseillaise pionnières ajoutent les arts numériques dans leurs valeurs.
Digital art club, le mécénat d'entreprise 2.0
J. P. Pierrat - Fabien Fabre (à g.) et Alexandre Contencin d'accord pour lancer le DAC.

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Ils sont 2.0, tous deux férus d'arts numériques et de nouvelles technologies, c'est-à-dire forcément un peu de culture « geek », comme ils le reconnaissent eux-mêmes volontiers, à avoir initié, à Marseille, un tout nouveau club d'entreprises, le Digital art club (Dac).

Officiellement lancé le 15 mai dernier, dans les locaux fraîchement et magnifiquement rénovés du Bureau des affaires maritimes (Bam) et son jardin intérieur, par Alexandre Contencin donc, président de Marsatwork, une entreprise marseillaise spécialisée dans la communication et la transformation digitales, et Fabien Fabre, responsable du développement de Chroniques, la structure organisatrice l'an dernier, à Marseille et à Aix-en-Provence, de la première Biennale des imaginaires numériques, ce club de mécènes d'un nouveau genre entend soutenir la création artistique contemporaine liée au numérique.

« Il s'adresse aux entreprises qui peuvent être intéressées de soutenir la création dans ce domaine en participant notamment à la production d'œuvres exclusives », expliquent les deux initiateurs du club. Des arts numériques qui ne sont pas encore très connus en France, reconnaissent-ils également, paradoxalement à l'importance prise par le numérique. Une façon, selon eux, pour les entreprises, « en tant que personnes morales, de mieux mesurer l'impact des nouvelles technologies et de la révolution numérique, et de prendre aussi du recul par rapport à l'usage qu'on peut en avoir. »

Une forme d'art souvent spectaculaire

« Ce n'est un pas un créneau qui se collectionne encore beaucoup et ce sont en plus des œuvres souvent onéreuses à produire. Aussi les artistes du genre se font-ils généralement payer pour les montrer. Pour les arts numériques, lesquels peuvent être par nature de plusieurs formes, c'est un autre mode de financement qui prévaut ! ». D'où l'importance du mécénat. Le club propose ainsi notamment d'organiser pour ses membres des rencontres et des visites auprès de pointures internationales de la discipline. « Contrairement à l'Hexagone, le Canada et la Corée du Sud sont des pays en pointe, avec de très grandes entreprises qui soutiennent financièrement cette forme d'art souvent spectaculaire et qui fait vraiment appel à tous les sens pour sa perception », indiquent Alexandre Contencin et Fabien Fabre

Soit autant de bonnes raisons pour rejoindre leur club qui s'appuie déjà sur un cercle de neuf entreprises pionnières (Argeste, AMO.AU, Delta Assurance, Escaet, Galerie David Pluskwa, Habside, Kedge Business School, Marsatwork, Primosud). De tailles et d'activités variées, venant du secteur de l'immobilier comme de celui de la culture ou encore des services et de l'éducation, elles vont dans un premier temps définir ensemble les actions à mettre en place, avec en ligne de mire la deuxième édition, l'an prochain, de la biennale, à l'organisation de laquelle le DAC sera bien entendu associé. D'ici là, ses promoteurs espèrent grossir jusqu'à une vingtaine de membres. Avis…

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