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Devenue entreprise à mission, l’UPE 13 se projette en 2050

Devenue entreprise à mission, l’UPE 13 entend miser sur la jeunesse, le numérique et l’engagement des entrepreneurs au sein du territoire pour inventer le mouvement patronal du futur.
Devenue entreprise à mission, l’UPE 13 se projette en 2050
R. Poulain - Philippe Korcia, le président de l'UPE 13 qui devient entreprise à mission.

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Cent-cinquante-trois ans après sa création, l'UPE 13, le mouvement patronal des Bouches-du-Rhône, entend changer de logiciel et se projeter en 2050. « Le monde avance toujours plus vite, toujours plus imprévisible et toujours plus brutalement. Nous allons vivre une vraie crise économique, terrible, compliquée et dure. Il va falloir être encore plus résilients et soudés. La seule possibilité est de rester unis autour de l’UPE 13 et du Medef. C’est grâce à cette force que nous avons pu trouver des moyens pour nous en sortir. Pour rester crédible, il faut une modernisation de l’UPE 13 », a annoncé Philippe Korcia, son président.

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Cette nouvelle feuille de route a été présentée le 7 juin, lors de l’assemblée générale au parc Chanot, à Marseille, devant 1 500 adhérents. Après deux ans sans "grande messe", pour cause de Covid-19, Philippe Korcia entendait organiser non pas une "AG" (assemblée générale), mais une soirée "Impulse" pendant laquelle les entrepreneurs femmes et hommes ont été mis en avant. Christine Fabresse, la nouvelle présidente du directoire de la Caisse d’épargne CEPAC a d’ailleurs souligné « l’énergie entrepreneuriale incroyable sur ce territoire ».

Raison d’être

Le mouvement patronal provençal avait une annonce à faire : « L’UPE 13 devient une entreprise à mission, avec une raison d’être. C'est un contrat pour le futur, pour aller plus loin, pour agir pour une croissance responsable », a dévoilé Marie Bagnoli, la vice-présidente en charge du commerce. « Notre raison d’être est ancrée au cœur de notre territoire. Nous avons une approche prospective à long terme sur les défis à relever. Notre organisation prône un dialogue ouvert et transparent avec les partenaires sociaux, les pouvoirs publics et les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS). Pour nous assurer que ces engagements seront tenus, les administrateurs de l’UPE 13 feront un point annuel afin de vérifier que le contrat est respecté », a-t-elle promis.

« Notre collectif de militants a du sens et de l’avenir. L’UPE 13, c’est le parti de l’entreprise avec ses valeurs, ses convictions et ses entreprises », a lancé Olivier Tarazzi, le vice-président en charge des mandats. Des changements approuvés en interne à plus de 99 % a rappelé Stéphane Perez, le vice-président en charge du développement commercial et également trésorier.

Jeunesse et numérique

Cette nouvelle impulsion, Philippe Korcia entend la trouver au plus près des entrepreneurs et surtout des jeunes. « Nous devons intégrer l’ensemble des jeunesses de ce territoire » a-t-il souligné. C’est la mission du Comex 40. Ce mouvement animé par Marie Tors et Fabien Gilot, ses deux co-présidents, a été lancé avant la pandémie mais il n’a pas pu se développer comme prévu. « Notre objectif est de rassembler les jeunes dirigeants pour challenger le Medef sur les grands enjeux sociétaux, en anticipant leurs impacts sur les entreprises, réfléchir et porter des propositions », a expliqué Fabien Gilot.

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Autre engagement important, le numérique. L’UPE 13 entend pousser les entrepreneurs à accélérer leur transition. C’est la mission de la commission Innovation et numérique présidée par Thomas Kerjean, le patron de MailInBlack qui entend renforcer les partenariats avec l’écosystème numérique local comme la French Tech, Medinsoft ou la Plateforme.

Energie entrepreneuriale

Le défi climatique a également été mis en avant comme un des engagements de l’UPE 13. « On ne doit pas contraindre les entreprises, mais les accompagner. Faisons cette transition de façon concertée. Le défi climatique pourra être réussi grâce aux industriels et pas contre les industriels. La transition climatique c’est aussi l’économie circulaire. La valorisation des déchets produits par nos territoires est un enjeu. Nous devons aussi parler de stratégie des transports, notamment par le fret et le port que tout le monde nous envie », a souligné Philippe Korcia. Ce dernier a rappelé qu’il ne croyait pas à la "décroissance".

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