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De Marseille à Austin, Capsum continue de révolutionner la cosmétique

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De Marseille à Austin, Capsum continue de révolutionner la cosmétique
D.R. - Sébastien Bardon ouvre une usine aux Etats-Unis pour y développer des parts de marché mais n'oublie pas le marché européen, avec d'ici quelques années la création en France d'une troisième usine de production.

Sans le savoir, vous utilisez peut-être au quotidien une crème ou un sérum issu de l'innovation Capsum. Créée à Marseille en 2008, Capsum a inventé ces petites billes gorgées de principes actifs qui se trouvent aussi bien dans les crèmes premium, que dans celles bon marché. Sebastien Bardon, son PDG, revient sur sa croissance exceptionnelle, son actualité américaine et ses projets européens.

LNP : Expliquez-vous votre croissance de 50 % par an depuis la création de Capsum grâce au boom du « skincare » ? Ce marché est devenu la préoccupation majeure du consommateur, loin devant le maquillage…
Sebastien Bardon : Bien sûr que la croissance du « skincare » nous profite, mais pas seulement. Nous avons aussi la chance de voir nos produits connaître une croissance inattendue, grâce à leur innovation et à leur technicité. Nous venons de dépasser les 50 M€ de ventes cette année et l'an dernier, notre chiffre d'affaires était de 33 M€, contre 22,4 M€ en 2018.

Vous venez de mettre en service une nouvelle usine à Austin. Le marché américain représente déjà un quart de votre chiffre d'affaires, mais pourquoi avoir choisi cette ville ?
Il faut savoir que le marché américain reste le plus gros marché du soin dans le monde. Nous y avons déjà des bureaux commerciaux à New York et Los Angeles. C'était donc une évidence que d'ouvrir une seconde usine de fabrication sur place, la première étant sur le technopôle de Château-Gombert à Marseille, notre site historique. Mais pour en revenir à votre question, il faut savoir que l'eau occupe une place majeure dans la fabrication de nos produits. Nous voulions en utiliser une qui soit impropre à l'agriculture, comme à la consommation. Nous pensions utiliser l'eau de l'océan, mais c'est interdit là-bas. Il nous fallait donc une ville avec une nappe phréatique profonde et suffisamment importante, un peu salée en l'occurrence à Austin, avec du soleil pour faire tourner nos panneaux solaires et un aéroport international à côté. Austin était parfaite !

Comment voyez-vous les dix ans à venir ?
Il y a encore beaucoup à faire sur le marché européen. A l'horizon 2025, nous voulons devenir le leader mondial dans la fourniture de cosmétiques innovants, émotionnels et à faible impact environnemental. Nous allons avoir besoin de nous agrandir et donc, une seconde usine en France est à l'étude. Elle sera sur le modèle de celle d'Austin, c'est-à-dire une usine autonome en énergie, soucieuse du développement durable et avec des process de fabrication optimisés, notamment en ce qui concerne la consommation en eau, en énergie, la réduction des déchets ou le recyclage. Quant à la tendance « clean beauty », elle est aussi importante pour Capsum que pour ses clients…




Alexandra Zilbermann
Journaliste

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