AccueilEconomieDavid Sussmann : « Les entreprises qui ne s’engagent pas ne survivront pas »

David Sussmann : « Les entreprises qui ne s’engagent pas ne survivront pas »

A l’occasion de la Journée mondiale des océans, ce 8 juin, et du lancement de l’opération La Goutte Bleue, David Sussmann, le fondateur de Pure Ocean, revient sur la nécessité pour les dirigeants d’entreprise de s’engager.
David Sussmann : « Les entreprises qui ne s’engagent pas ne survivront pas »
Allard - David Sussmann est le fondateur de Pure Ocean.

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Les Nouvelles Publications : En quoi consiste l’opération La Goutte Bleue lancée par Pure Ocean, l'ONG que vous avez fondée et présidez ?
David Sussmann : La Goutte Bleue est un sac bleu recyclable que l’on peut acheter 5 euros dans plus de 1 000 magasins. L’idée est de donner envie au public d’agir pour l’environnement en ramassant jusqu’à 40 litres de déchets. Sur ces 5 euros, 4 servent à soutenir la mission de Pure Ocean.
Nous sommes convaincus que les scientifiques sont les premiers à pouvoir apporter des solutions face aux nombreuses menaces qui pèsent sur les océans. Notre ONG sélectionne et soutient des programmes de recherche innovants pour préserver la biodiversité et les écosystèmes marins. Ces projets ont pour objectif d’accroitre les connaissances sur les océans et de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, tout en préservant la biodiversité.

Vous êtes soutenus par plus de 150 mécènes comme BNP Paribas, Constructa, NGE et les entreprises du Club Top 20. Quel est l'intérêt pour les entreprises de soutenir Pure Ocean ?
Les entrepreneurs doivent profiter de cette crise pour se transformer de façon durable. Les entreprises qui ne s’engagent pas ne survivront pas. Et le mécénat, le développement de la responsabilité sociétale des entreprises, le soutien à des ONG locales font partie des leviers de transformation des organisations. A Pure Ocean, nous pouvons donner des outils aux dirigeants pour évoluer de l’intérieur.

De quelle façon ?
Les entreprises ne nous soutiennent pas qu’avec des dons. Elles sont également invitées à évoluer, voire se transformer. Nous les accompagnons en organisant des évènements, comme des conférences, des échanges avec des scientifiques ou nos ambassadeurs, etc. En interne, les entreprises qui s’engagent dans des causes environnementales ou sociales développent l’adhésion de leurs collaborateurs au-delà de ce que l’on pense. En externe, leur engagement les emmène à rejoindre une communauté avec laquelle ils vont développer des liens et pouvoir travailler dans un modèle vertueux de croissance. Aujourd’hui appartenir à de tels réseaux a du sens.

Tous les entrepreneurs n’ont pas le temps, ou les moyens, de s’engager…
Les entrepreneurs rencontrant des difficultés doivent bien entendu se consacrer à leur entreprise. Mais ceux qui le peuvent doivent faire du mécénant et offrir de leur temps à travers des engagement qui peuvent être diverses. Parce que soutenir une ONG ce n’est pas aussi uniquement donner de l’argent. Cela passe aussi par un mécénat de compétences.

Pouvez-vous donner quelques exemples de programmes soutenus ?
Nous accompagnons une étude sur des éponges de mer capables de filtrer et éventuellement dégrader les microplastiques de l’environnement marin en Méditerranée. Nous soutenons aussi des tests sur une bouée-récif bio inspirée qui permettent aux bateaux de mouiller sans dégrader les fonds marins et se transforme en récif artificiel.

Pourquoi développez-vous des évènements sportifs en lien avec la mer, comme la Pure Ocean Cup for Biodiversit (voir encadré) en septembre ?
Le sport apporte un aspect ludique, fait découvrir l’environnement marin et finalement l’aimer. Or, pour défendre une cause, il faut la connaître et l’aimer. Nous aimons rendre ludique l’accès à la mer, apprendre à vivre avec elle, en la respectant. La France dispose de la deuxième surface maritime mondiale. C’est une chance extraordinaire, mais nous ne le savons pas et n’en avons pas conscience.

Mobilisation lors du congrès de l’UICN
Septembre sera un mois chargé pour Pure Ocean. Dans le cadre du Congrès mondial de la nature de l'UICN, qui se tiendra à Marseille, plusieurs opérations vont être organisées.
Du 3 au 11 septembre, trois conférences officielles seront proposées lors du Congrès.
Le 4 septembre, un ramassage à l’initiative du Cercle des nageurs sera proposé.
Le 8 septembre, la Pure Ocean Cup for Biodiversity permettra à plusieurs bateaux de prendre la mer pour une journée de défis en mer et d’échanges autour des enjeux environnementaux.

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