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Cryptomonnaies : comment ça marche ?
G. Majolet - L'édition 2018 des Rencontres de la finance s'est focalisée sur des nouveaux modes de financement.

Rémy Vialettes, délégué général de la Cefim, Lilian Genevet et Philippe Ravier, coprésidents du pôle Financement et trésorerie de la Cefim, en partenariat avec l'AFTE (Association française des trésoriers d'entreprise) et la DFCG Provence (association nationale des Directeurs financiers et de contrôle de gestion) ont organisé à Marseille, début juin, les 3es Rencontres de la finance.

Comme chaque année, les Rencontres de la finance, qui se sont déroulées début juin à Marseille, se sont intéressées à un thème fédérateur et d'actualité. Après les fintechs en 2017, l'édition 2018 s'est focalisée sur des nouveaux modes de financement. A commencer par l'engouement pour les cryptomonnaies, constaté depuis ces dernières années.

Comme le rappelle en introduction Philippe Ravier, coprésident du pôle Financement et trésorerie de la Cefim, certains économistes en parlent depuis bien des années. A commencer par l'Américain Milton Friedman qui avait prédit, dès 1999, l'ère des cryptomonnaies !

Le mouvement des Cypherpunks

Les cryptomonnaies, telles que le bitcoin ou l'ether, sont nées en 2008, dans le sillage du développement, à l'échelle mondiale, de communautés virtuelles. Depuis, elles font beaucoup parler d'elles. « C'est une devise virtuelle que l'on trouve donc sur Internet. Elle permet d'échanger de la valeur sans intermédiaire. Cet actif virtuel est ainsi directement transféré à son acheteur. L'échange est cryptographié (anonyme) et est possible grâce à l'utilisation d'une technologie de pointe (décentralisée, rapide, sécuritaire immuable). Cet actif numérique se distingue très clairement de la monnaie légale en vigueur », résume en premier lieu Thibault Langlois-Berthelot de l'association KryptoSphere Marseille.

Tout commence en 1992 avec le début du mouvement des Cypherpunks, un groupe de hackers. En 2005, les premières versions bêta de cryptomonnaies sont créées par Satoshi Nakamoto qui adresse dès 2008 un livre blanc Bitcoin aux Cypherpunks. S'en suit la divulgation de ses travaux et la mise en ligne du bitcoin. Depuis, d'autres monnaies de ce type ne cessent de se développer.

400 milliards d'euros d'encours

Alexandre Stervinou, chef du service de surveillance des moyens de paiement scripturaux à la Banque de France, est très clair sur le sujet :

« Les crypto‑actifs [il préfère ce terme à celui de cryptomonnaies, NDLR] n'ont pas de cours légal et ne sont pas des monnaies. Ils ne remplissent pas ou que très partiellement les trois fonctions dévolues à la monnaie. En effet, leur valeur fluctue très fortement, ce qui ne permet pas d'en faire des unités de compte. Ensuite, comme intermédiaires des échanges, les crypto‑actifs sont bien moins efficaces que la monnaie qui a cours légal, dans la mesure où, par exemple, la volatilité de leur cours rend de plus en plus difficile leur utilisation comme moyen de paiement. Enfin, leur absence de valeur intrinsèque ne permet pas non plus d'en faire des réserves de valeur, inspirant confiance. »

Autre enseignement fourni par la Banque de France : « l'encours des crypto‑actifs en circulation atteint environ 400 milliards d'euros à fin mai 2018. Parmi les 1 600 crypto-actifs recensés, le bitcoin représente la moitié de cette valorisation. Mais ce montant est à relativiser au regard du stock de monnaie en circulation ayant cours légal. Même si l'engouement est réel. »

Pour Ianne Kinda, CEO de Marsatwork DOT, « il est intéressant de s'intéresser à la technologie en matière de cryptomonnaie ». En effet, les transactions sont assemblées en bloc puis ajoutées à une chaîne, ce qui donne au registre global le nom de blockchain. L'ajout d'un bloc s'effectue sur la base du consensus des participants au réseau. Tout participant au réseau étant doté de clés cryptographiques lui permettant d'utiliser et d'échanger des crypto-actifs. On l'aura compris, « il est difficile de tromper son interlocuteur en matière de cryptomonnaies tant les calculs et la sécurité sont de mises ».

Même écho du côté d'Aymane Tabet de l'association KryptoSphere, qui a présenté à la salle une machine prêtée pour l'occasion par Blockchain Industry Group.




Caroline Dupuy
Journaliste

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