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CEFIM Croissance externe : l'apport des fonds d'investissement

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Croissance externe : l'apport des fonds d'investissement
D.R. - Ce nouveau "Café de la reprise" était placé sous le signe de la croissance externe.

Mi-avril, Florence Valentin, présidente de la commission Cefim « Les Cafés de la reprise », en partenariat avec la commission Cefim « Ambition Capital », a organisé une réunion sur le thème « Grandir par croissance externe ».

La croissance externe est aujourd'hui un levier de croissance significatif pour les entreprises et le marché est au vert sur un certain nombre de sujets. Partant de ce double constat, « Les Cafés de la reprise » se sont intéressés à un thème plus que jamais d'actualité : grandir par croissance externe. Avec une idée en tête : comprendre en quoi les fonds d'investissement peuvent être des accélérateurs de croissance lors de ce type d'opération.

« Définir un calendrier raisonnable »

Comme à son habitude, Florence Valentin, présidente de la commission Cefim « Les Cafés de la reprise », a introduit les débats en faisant part de son expérience et en donnant certains conseils de base. Une opération de croissance externe comporte ainsi plusieurs étapes clés qui nécessitent prudence et travail. Le moment le plus stratégique se situe avant l'opération.

« Il est important que le management, les équipes soient impliqués dans ce processus, tout en préservant une certaine confidentialité, estime Florence Valentin, ils peuvent constituer un bon garde-fou. »

L'appui de conseils externes est également vivement recommandé. Ils peuvent notamment réaliser un travail de screening (filtrage) auprès des cibles potentielles et valider la crédibilité de la société et de son management sur le marché. « Il convient de définir un calendrier raisonnable pour la réalisation de l'opération, à horizon 12-24 mois », suggère la spécialiste. Dans tous les cas, « attention à ne pas être boulimique, attention à l'opération de trop ».

Quand le chef d'entreprise est prêt pour démarrer son opération de croissance externe, il est temps d'arrêter la stratégie d'approche des cibles, c'est-à-dire de choisir entre la confidentialité la plus totale ou l'approche directe. Et de retenir les bonnes structures. Les étapes consacrées à la valorisation, au due diligence*, au signing** et au closing*** pourront ensuite commencer. « Cette période est toujours très longue du fait des nombreux allers-retours concernant notamment la documentation juridique. C'est important et cela ne peut pas être négligé », insiste Florence Valentin. Après l'opération, la vigilance est de mise. Les faits sont là :

« Les 100 jours après le closing constituent une phase majeure car c'est la zone de tous les dangers. »

A la question « pourquoi les fonds adorent ces opérations ? », Florence Valentin met en avant le fait qu'elles « permettent une croissance plus rapide que la croissance organique ; suggèrent un effet relutif ; apportent un equity story plus facile ; entraînent un financement plus simple ».

« Maîtriser les risques et opportunités »

Emmanuel Dufour, fondateur et PDG de Marcel & fils, est un habitué des opérations de croissance externe. Son entreprise, créée il y a neuf ans, réalise aujourd'hui 50 M€ de chiffre d'affaires. Elle a pu se développer, notamment, par la reprise de magasins. « Il y a trois fonds d'investissement au sein du capital, ils sont entrés très tôt. C'était un moyen de grandir plus vite en parts de marché et en expérience. » Au final, sur les 21 points de vente de la société, 10 sont issus de reprise. « Sur ces 10 opérations, j'en referais neuf, si c'était à refaire. Celle qui n'a pas fonctionné était la plus petite. Nous nous étions écartés de notre cible. »

Autre confidence, « nous avons travaillé avec un intermédiaire. Dans mon cas, ça a été plus efficace de dévoiler mon identité assez vite. Quand il s'agit de croissance externe, la confiance est importante. » La phase la plus délicate selon lui ? « La relation avec le cédant lors de la période d'accompagnement. Car sa motivation chute à zéro. » Il prévient également :

« Il ne faut pas sous-estimer la réaction de la clientèle. Un changement d'enseigne est anxiogène pour les clients. Il convient de les rassurer. »

Alexandre Flageul, directeur général de Sofipaca, prévient tout de même : « En tant que fonds d'investissement, il est faux de penser que nous adorons ce type d'opération. C'est tout de même risqué. Et ça peut vite mal tourner. Il est très important de bien maîtriser les risques et opportunités. » Même écho du côté de Guy-Hubert de Fougères, directeur du développement régional Grand Sud chez Capital Croissance : « Il y a un risque mais c'est passionnant et c'est créateur de valeur. Mais nous devons au préalable valider la pertinence de l'investissement. »

* Ensemble des vérifications qu'un éventuel acquéreur ou investisseur va réaliser avant une transaction.
** Le signing intervient après le due diligence et vient confirmer et infirmer la lettre d'intention.
*** La conclusion d'une vente.




Caroline Dupuy
Journaliste

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