Fermer la publicité

Coronavirus : l'UPE 13 se pose en rempart des entreprises

le - - Economie

Coronavirus : l'UPE 13 se pose en rempart des entreprises
Thierry Vaudé - Pressvox - Pour son président Philippe Korcia, l'UPE 13 doit être le bouclier des entreprises en cette période de crise.

Après le temps de l'urgence où l'UPE 13 a laissé la CCI Aix Marseille Provence au centre du jeu à travers son guichet unique, vient le temps de l'action où le syndicat patronal souhaite reprendre la main pour relayer les demandes des entreprises au plus près du terrain.

« Je suis là en bouclier. Je sais me faire entendre et me faire respecter pour vous » : c'est le message que Philippe Korcia, président de l'UPE 13, a délivré à ses 13 000 entreprises adhérentes ce lundi 6 avril via un Facebook Live. S'il salue l'initiative du préfet du département des Bouches-du-Rhône, Pierre Dartout, qui a souhaité mettre en place « de manière très intelligente » un guichet unique pour le monde économique, une mission qui a « tout naturellement » échu à la CCI Aix Marseille Provence, le patron des patrons du département veut désormais revenir au centre du jeu. « Aujourd'hui, nous entrons dans un deuxième temps qui est celui de l'action et de la remontée d'informations terrain », résume Philippe Korcia.


Lire aussi : Bouches-du-Rhône : des mesures fiscales d'urgence pour les entreprises


Ainsi, il veillera de près à ce que toutes les entreprises bénéficient des trois axes de mesures qui ont été actés ces derniers jours. Tout d'abord, en matière de charges sociales et fiscales, il rappelle que les charges Urssaf se rapportant aux mois de mars et d'avril ont été reportées de trois mois. « En tant que président de l'Urssaf Paca, et en accord avec la direction régionale, je vous dis que même si cette mesure s'arrête au mois de mai, si nous devons accompagner des entreprises, nous le ferons », précise-t-il. Et de relayer l'engagement pris par le président de la République. « Il est hors de question qu'une seule entreprise disparaisse à cause du Covid-19. Je veillerai personnellement en tant que président de l'UPE 13 à accompagner toutes les entreprises, tous les commerçants pour que cela ne se produise pas », insiste Philippe Korcia.

Préparer l'après-crise

Deuxième axe de vigilance, le chômage partiel. « Il faut justifier pourquoi vous mettez vos salariés en chômage partiel. Mais sous la pression du Medef, on est passé de 70 à 50 % de baisse d'activité pour y avoir droit », précise le président de l'UPE 13. Ainsi, il invite toutes les entreprises qui, au 15 avril, n'auraient pas reçu les paiements du chômage partiel par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) à se rapprocher de l'organisation patronale. S'il est convaincu que ces mesures sont utilisées « à bon escient », il prévient cependant : « Lors de mon mandat à l'Urssaf, j'avais dit que je ne ferai aucun cadeau aux entreprises qui pratiquent le travail illégal. Sachez que je n'admettrai pas non plus les remontées de la Direccte sur certaines entreprises qui ont recours au chômage partiel alors que les collaborateurs travaillent. »

Philippe Korcia sera aussi très attentif à l'accès des entreprises au Prêt garanti par l'Etat (PGE), ce prêt de trésorerie qui peut représenter jusqu'à 25 % du chiffre d'affaires. « Vous pouvez faire remonter toutes les informations sur les banques qui ne jouent pas le jeu », souligne Philippe Korcia, rappelant que l'UPE 13 est en la matière « un outil de lobbying ». Pour signaler ces dysfonctionnements, une adresse mail a été mise en place : urgence@upe13.com.

Enfin, l'organisation patronale tient d'ores et déjà à faire de la prospective et à se projeter dans l'après-crise. L'UPE 13 va ainsi mettre en place des groupes de travail. L'un d'eux portera sur la mise en place du télétravail, « remarquable » à l'heure actuelle selon Philippe Korcia. Il s'interrogera notamment sur les besoins en mètres carrés des entreprises ou la protection des données des salariés. Un autre se penchera sur la chaîne logistique, c'est-à-dire dixit le patron des patrons du département « le rapprochement des lieux de production et des lieux de consommation », avec la volonté de « prioriser la production locale ».




Serge Payrau
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Nouvelles Publications Journal d'annonces légales et d'informations économiques et juridiques pour le département des Bouches-du-Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer