AccueilEconomieComprendre l’exportation collaborative avec le livre d'Anne Martel-Reison

Comprendre l’exportation collaborative avec le livre d'Anne Martel-Reison

Anne Martel-Reison, fondatrice du cabinet marseillais de conseil EOC international et Jean-Christophe Gessler, enseignant-chercheur sur la question de l’export, viennent d’éditer un livre sur la version collaborative de l’export.
Comprendre l’exportation collaborative avec le livre d'Anne Martel-Reison
A. Zilbermann - Anne Martel-Reison est également vice-présidente de l’OSCI, la fédération des sociétés privées dédiées au développement international des entreprises.

Economie Publié le ,

A l’initiative de Anne Martel-Reison, le livre « L’exportation collaborative, se regrouper pour exporter », pose les bases de l’export à plusieurs entreprises. « J’ai choisi de l’écrire avec Jean-Christophe Gessler qui a fait sa thèse sur la question. J’apporte mon expérience, quand lui apporte la technique de cette approche parfois méconnue », dit-elle. Si parfois le chef d’entreprise fait de l’exportation collaborative sans le savoir, c’est souvent en one shot, à l’occasion d’un salon professionnel par exemple. « Mais on peut aller bien plus loin et mutualiser ses compétences et ses coûts. L’exportation collaborative permet une stratégie de développement autre, dans laquelle le dirigeant s’implique bien plus. » Forcément, l’enjeu pour réussir est de bien s’entourer. Un cabinet de conseil peut faire le lien entre plusieurs entreprises. Une fédération, un syndicat, un pôle de compétitivité peuvent aussi mettre en réseau des aspirants à l’export.

Plus fort ensemble

Les bénéfices de cette mutualisation ? « Apparaître à l’étranger plus fort que l’on n’est sur un marché, avec une offre élargie. Le secteur de l’agro-alimentaire, ainsi que celui de l’industrie s’y prêtent assez bien. » En mutualisant les coûts et les stratégies, cette façon de travailler ensemble facilite par exemple l’embauche d’un commercial, dans le pays visé. Mais pour que ça fonctionne vraiment, Anne Martel-Reison nous assure qu’il faut que « tous avancent au même rythme, avec un objectif commun. Et surtout, ne pas faire l’impasse d’un conseil, notamment juridique, pour acter le mode de fonctionnement commun. Je fais signer aux clients que j’accompagne une charte. Le rôle d’animateur reste essentiel. C’est lui qui impulse, voir tranche, quand il faut arbitrer des choix. Mais plus encore qu’un cadre, c’est une vraie volonté, doublée d’une ouverture d’esprit, qui doit émaner du groupe ».

Reste à savoir quand passer à l’export… à cette question, la cheffe d’entreprise reste prudente, tout dépend de son secteur d’activité. « Quand on travaille dans l’innovation, il faut y aller tout de suite ! Dans l’alimentaire, il est souvent nécessaire d’avoir une bonne distribution en France. L’export collaboratif s’apparente à du sur-mesure, selon les entreprises mobilisées », conclue-t-elle. Ce livre est disponible à la vente sur Amazon.

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