AccueilEconomieComment la métropole Aix-Marseille Provence accélère avec « M »

VIDEO Comment la métropole Aix-Marseille Provence accélère avec « M »

Le nouvel accélérateur de start-up et PME innovantes, qui a pris ses quartiers dans la Cité de l'innovation et des savoirs, est porté par le métropole Aix-Marseille Provence. Il épouse donc en partie "la feuille stratégique" dans la collectivité, notamment de par son orientation à l'international.
Comment la métropole Aix-Marseille Provence accélère avec « M »
F. DELMONTE

Economie Publié le ,

Le développement économique étant l'une des compétences de la métropole Aix-Marseille Provence, rien de surprenant que la collectivité se lance à son tour dans l'accompagnement de start-up. Elle a ainsi porté l'accélérateur M, installé au rez-de-chaussée de la Cité de l'innovation et des savoirs, imaginée et financée par Aix-Marseille Université.

A partir de la fin du mois de mars, « M » devrait accueillir une douzaine d'entreprises innovantes, comme l'explique Franck Araujo, directeur de l'accélérateur :

Le fait que la métropole soit à l'initiative du projet « change tout par rapport à nos concurrents », lance Franck Araujo. Et ce notamment au niveau du business modèle de l'accélérateur : « Nous sommes gratuits sur l'accompagnement et l'accélération, du moins la première année, et ne prenons pas de participation capitalistique. »

Par ailleurs, « le fait d'être impulsé par la métropole nous oblige à épouser sa feuille de route, sa feuille stratégique », ajoute-t-il. Ainsi, les trois grands thèmes retenus sont aussi ceux en rapport avec le développement de la collectivité à savoir la mer et l'économie bleue, les industries créatives et culturelles et la smart city, l'urbanisme. Le tout avec un positionnement international puisque, par promotion, un tiers des entreprises devront être étrangères, et au moins deux issues du pourtour méditerranéen ou de l'Afrique.

« Ce positionnement nous vient justement de l'ambition de la métropole d'être ce hub qui tourne l'Europe vers la Méditerranée et l'Afrique », détaille Franck Araujo.

Un laboratoire ?

Quant au fait de savoir si ce lieu pourrait servir de laboratoire d'innovation pour la collectivité, « ce n'est pas le but clairement affiché mais, pour elle, cela peut être une manière d'identifier, le plus en amont possible, des services innovants dont elle pourrait s'emparer. Le but sera de capitaliser, non pas sur des technologies clés mais sur des usages innovants, que ce soit pour la mise à disposition du citoyen que pour le propre fonctionnement de la structure. »

Aujourd'hui, la métropole est le principal financeur de l'accélérateur (elle paie entres autres le loyer de 80 000 euros) mais elle devrait prochainement être rejoint par la ville de Marseille, peut-être celle d'Aix et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Pour autant, l'accélérateur ne compte pas rester tributaire des financements publics et souhaite, dans les trois ans, être financé à hauteur de 50 % par le privé. « Nous sommes maintenus sous perfusion au démarrage, mais nous devrons ensuite faire évoluer notre business modèle. »

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